Caritaspatrum
Accueil du siteCOLLOQUES DE PATRISTIQUE DE LA ROCHELLELes Pères de l’Eglise et l’exercice du pouvoir.
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dimanche 25 juin 2017
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Articles publiés dans cette rubrique
jeudi 15 août 2013
par Pascal G. DELAGE
Une Eglise profondément transformée ? L’impact de la faveur impériale sur l’exercice ecclésial du pouvoir (IVe-VIIe siècle).
Le prochain colloque de Patristique et d’Histoire ancienne, consacré aux « Pères de l’Eglise et l’exercice du pouvoir », se tiendra à la Faculté de Droit de La Rochelle, du 6 au 8 septembre 2013. S’inscrivant dans la suite de l’édit de Galère (311) qui accordait aux chrétiens le droit de pratiquer leur religion, les décisions prises à Milan par les empereurs Constantin et Licinius en février 313 allaient en modifier le sens de façon déterminante tant pour l’Empire que pour l’Eglise. Plutôt que de reprendre à l’occasion de ce dix-septième centenaire de l’« Edit de Milan », le dossier si souvent traité des rapports entre Eglise et Etat, c’est l’impact même de cette transformation au sein de l’Eglise que ce VIe colloque de La Rochelle se propose de considérer à nouveaux frais à l’échelle de l’Antiquité tardive.

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dimanche 25 août 2013
Présentation des communications du VIe colloque de La Rochelle
S’inscrivant dans la suite de l’édit de Galère (311) qui accordait aux chrétiens le droit de pratiquer leur religion, les décisions prises à Milan par les empereurs Constantin et Licinius en février 313 allaient en modifier le sens de façon déterminante tant pour l’Empire que pour l’Eglise. Ainsi apparut un modèle inédit pour les chrétiens : l’émergence progressive d’une Eglise durablement favorisée par le pouvoir jusqu’à devenir, durant le règne de Théodose Ier, l’institution en charge de la religion officielle de l’Empire. Cela ne fut pas sans provoquer de notables mutations à l’intérieur même des Eglises et en tout premier chef sur la manière d’exercer le pouvoir. Cette faveur nouvelle des empereurs romains, puis de certains de leurs successeurs barbares en Occident, à l’égard de l’Eglise allait certes renforcer l’autorité des évêques. Elle pouvait aussi la limiter ou la manipuler, ce qui ne sera pas sans faire naître contestations et résistances : « quoi de commun entre l’empereur et l’Eglise ? » interroge superbement un évêque donatiste.

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dimanche 15 septembre 2013
Echos du VIe colloque de patristique de La Rochelle
Les 6, 7 et 8 septembre se déroulait à La Rochelle, à la Faculté de Droit, puis au Centre Souzy, le VIe Colloque de Patristique organisé par l’Association « Caritaspatrum ». Son thème, cette année, était : « les Pères de l’Eglise et le pouvoir. Une Eglise profondément transformée ? L’impact de la faveur impériale sur l’exercice ecclésial du pouvoir, IVe-VIe siècle »

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mardi 10 décembre 2013
par Annie WELLENS
Le rire des Humanistes ou le périlleux exercice d’un contre-pouvoir [1/4]
Plusieurs Pères de l’Eglise qualifient le rire de « démoniaque ». Jean Chrysostome, dans son « Commentaire de l’épître aux Hébreux », l’assimile à « la folie et l’hébétement d’esprit », considérant que jouer avec le langage dans le simple but d’amuser, relève de la « turpitude ». Au XVI ème siècle, les pamphlets des humanistes, éblouissants de style et réjouissants d’impertinence, entendent moins divertir que défendre la liberté intellectuelle. Ainsi, l’allemand Ulrich von Hutten s’en prend à l’Inquisition en prêtant aux théologiens soutenant cette institution des propos grotesques, et l’anglais John Skelton, dans une (…)

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lundi 20 janvier 2014
par Annie WELLENS
Le rire des Humanistes ou le périlleux exercice d’un contre-pouvoir [2/4]
Érasme a toujours nié être l’auteur du « Petit traité de machiavélisme, dialogue joyeux, élégant et érudit entre le pape Jules II et saint Pierre », publié de manière « sauvage » en 1517, sans nom d’auteur, après la mort de ce pontife. Je ne peux détailler ici la véritable enquête policière menée par les historiens, mais en voici la conclusion : Le Julius est bien d’Érasme, mais c’est une faute de sa part. C’est une faute car cette satire n’est pas susceptible d’amender, et elle est donc inutile. C’est une faute car le Julius nuit à la réputation de penseur et d’éducateur réfléchi et pondéré d’Érasme et Dieu sait s’il avait un soin jaloux de sa réputation et même de son image.

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mardi 15 avril 2014
par Annie WELLENS
Le rire des Humanistes ou le périlleux exercice d’un contre-pouvoir[3/4]
Un pamphlet subtil : les « Lettres des hommes obscurs » de Ulrich von Hutten. Thomas More écrivait à Érasme le 31 octobre 1516 : « Il vaut la peine de se rendre compte combien ’Les Lettres des hommes obscurs’ plaisent à tous, aussi bien par le côté humoristique aux gens instruits que par le côté sérieux aux ignorants. Parce que ceux-ci s’imaginent que, quand nous rions, c’est le style seul qui est l’objet du rire, […] dont ils disent qu’il est compensé par le poids des idées. »

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vendredi 15 août 2014
par Annie WELLENS
Le rire des Humanistes ou le périlleux exercice d’un contre-pouvoir [4/4]
La « joyeuse macédoine » de John Skelton : un perroquet, un plouc et un tour à la Cour… Étudiant surdoué, poète lauréat, orateur officiel à la cour, John Skelton (1460-1529) est aussi un fort en gueule. Le cardinal Wolsey, premier ministre tout puissant d’Henri VIII, devient sa bête noire, et il doit se réfugier dans le sanctuaire de Westminster, afin de se faire oublier. Mais cet olibrius incontrôlable n’est pas du genre à lâcher prise.

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mardi 25 mars 2014
par Pascal G. DELAGE
Viennent de paraître les Actes du VIe colloque de La Rochelle
Les défis et les possibilités d’action pour l’Eglise à partir du quatrième siècle étaient profondément différents de ceux qui prévalaient avant Constantin. La possibilité de véritablement exercer un pouvoir s’est présentée alors pour la première fois : l’idéalisation de la période prénicéenne semble présupposer qu’il n’y a pas d’autre alternative pour contrer l’abus du pouvoir que celle de son abandon. A ce titre, étudier l’exercice ecclésial du pouvoir entre les quatrième et septième siècles pourrait donc s’avérer tout à fait profitable pour aborder à frais nouveaux des questionnements hautement contemporains (…)

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