Théodoret de Cyr
Au Maître des Soldats Aréobindus
samedi 10 mai 2008
par Pascal G. DELAGE

Je salue par écrit votre Magnificence et lui demande que la place de Sergithée (elle fait partie de notre diocèse et paye l’impôt sous votre contrôle) bénéficie de votre bonté. Car les paysans qui cultivent cette terre sont ruinés par la quantité d’huile qu’ils ont à verser, leur terre n’ayant ni l’an dernier ni cette année rien produit, ou n’ayant produit que très peu.

Il convient que (…) vous jugiez dignes de ménagement ceux qui cultivent ce sol, s’ils ne peuvent s’acquitter de l’impôt fixé : car les fontaines, elles non plus, ne peuvent fournir une eau abondante si elles ne sont alimentées par les sources. Si nous vous lançons cet appel, c’est parce que nous avons été maintes fois importuné par les paysans.

Quand votre Magnificence aura examiné ce qu’elle doit faire et reconnu le bien-­fondé de nos paroles, elle nous fera participer, j’en suis bien sûr, à se clémence, désirant obtenir elle-même celle du Dieu de l’univers.

Théodoret de Cyr, Lettre 18, Au maître des soldats Areobindus.