Un monde qui ploie.
dimanche 25 septembre 2016
par Pascal G. DELAGE

Le diocèse de l’Aquitaine Seconde comprenait les cités de l’ouest de la Gaule entre Loire et Gironde : Bordeaux, Agen, Périgueux, Poitiers, Angoulême et Saintes [1] mais le propos de notre enquête pourra conduire à nous intéresser à des diocèses proches comme ceux de Limoges, Bazas ou même Clermont-Ferrand et dont l’histoire et l’évolution peuvent éclairer de façon significative les premières réalisations chrétiennes entre Loire et Garonne [2].

Notre recherche nous conduira du début du Ve siècle, époque où nous avons encore affaire avec des cités d’allure et de culture romaines, à la fin du VIe siècle, un moment-charnière qui correspond à l’affirmation du pouvoir franc sur l’Aquitaine. Début du Ve siècle : un monde encore romain, un monde certes en mutation, affecté par des crises et des tensions, mais un monde qui conserve encore tous les signes de la romanité : l’administration, le système éducatif, une économie à la taille de l’empire, l’armée, une façon de se vêtir… Un monde aussi dont les élites ont adopté une nouvelle religion, venue d’Orient, le christianisme, qui depuis un siècle est devenu la religion de l’empereur avant de devenir en 391 la religion officielle de l’Empire. En nous attachant au processus de christianisation, ce n’est pas tant à l’évolution spirituelle des populations d’Aquitaine seconde que nous nous attacherons (processus largement inaccessible à une enquête historique) qu’à un des aspects plus significatifs de ce basculement qui va faire passer l’Aquitaine du monde de l’Antiquité Tardive au Moyen-âge.

Le grand raid de 407

En 409, une jeune femme de Provence, Gerucia reçoit une lettre de Jérôme, le célèbre moine de Bethléem qui fait écho aux événements dramatiques que vient de connaître la Gaule : Nous survivons en petit nombre ; ce n’est point dû à nos mérites, mais à la miséricorde du Seigneur. Des peuplades très innombrables et très féroces ont occupé l’ensemble des Gaules. Tout le pays qui s’étend entre les Alpes et les Pyrénées, tout ce que limitent l’Océan et le Rhin, est dévasté par le Quade, le Vandale, le Sarmate, les Gépides, les Hérules, les Saxons, les Burgondes, les Alamans, et – malheur pour l’Etat ! - les Pannoniens eux-mêmes devenus ennemis… Mayence, cité jadis illustre, a été prise et saccagée ; dans son église, des milliers d’hommes ont été massacrés ; les Vangions ont été réduits par un long siège ; la ville si puissante de Reims, Amiens, Arras, les plus reculés des hommes, les Morins, Tournai, les Nemètes, Strasbourg ont été transférés en Germanie. L’Aquitaine et la Novempopulanie, la Lyonnaise et la Narbonnaise, sauf un petit nombre de villes, sont complètement ravagées. Les villes encore épargnées sont dépeuplées au-dehors par l’épée, au-dedans par la famine. Je ne puis, sans pleurer, mentionner Toulouse, dont la ruine jusqu’ici n’a été empêchée que par le mérite de son saint évêque Exupère. Les Espagnes elles-mêmes, qui voient venir à leur tour la mort, tremblent chaque jour et se rappellent l’invasion des Cimbres, et ce que d’autres ont souffert en une seule fois, elles souffrent continuellement à le redouter… [3]. Certes, il ne faut pas se laisser abuser par les effets de rhétorique - Jérôme avait pris la plume pour dissuader Geruchia de se remarier (comment peut-on penser à se remarier quand son pays est à feu et à sang ?) mais les faits sont bien établis par ailleurs. Les tribus germaines qui se pressaient sur le Rhin depuis des dizaines d’années, ont profité d’un hiver rigoureux en 406-407 pour passer le Rhin gelé, la frontière ayant été notablement dégarnie de ses troupes régulières pour faire face à une autre invasion, celle des Wisigoths en Italie du Nord, qui menaçait directement Rome. Le témoignage de Jérôme est corroboré par celui de Paulin de Nole [4] un évêque de Campanie mais originaire de Bordeaux et qui connaît par conséquent bien l’Aquitaine. Paulin rappelle le comportement courageux de certains évêques qui ont organisé en cette occasion la défense de leur cité : Amantius à Bordeaux, Pegasius à Périgueux, Dynamius à Angoulême, Venerandus à Clermont, Alithius à Cahors… Dans une Gaule désarmée et abandonnée par le pouvoir romain, les Germains se sont enfoncés rapidement sans rencontrer de résistances notables, ne se heurtant qu’aux murailles des cités quand les autorités locales, voire l’évêque comme dans le cas d’Exupère à Toulouse, prennent la décision de fermer les portes de la ville.

Il est difficile d’évaluer l’importance des destructions : les Germains sont en quête de richesses certes, mais aussi de nourritures et de prairies. Ils ne peuvent pas se permettre de pratiquer la politique de la terre brûlée. Ils savent qu’ils devront, à un moment ou à un autre, composer avec les populations indigènes et/ou le pouvoir romain. Mais ce que nous appelons des « destructions massives » ont eu lieu. Paulin de Pella, petit-fils du poète et consul Ausone, est le témoin oculaire de l’occupation et de l’incendie de Bordeaux par les Wisigoths en 414 : Ma maison était la seule à ne pas abriter de Goths sous son toit, ce qui entraina peu après de fâcheuses conséquences, car aucune garantie particulière ne protégeait ma demeure qui fut abandonnée à la horde sur le point de partir et livrée au pillage ; en revanche, il y eut, nous le savons, des Goths très humains qui s’efforcèrent d’assurer à leurs hôtes le secours de leur protection… Les Goths qui, sur les ordres de leur roi Athaulf, allaient quitter notre cité, où ils avaient été accueillis pacifiquement, nous infligèrent, tout comme à des gens vaincus dans une guerre, les plus cruelles épreuves et réduisirent notre ville en cendres… Ils nous dépouillèrent de tous nos biens, tant ma mère que moi, victimes tous deux de la même infortune. Nous étions leurs prisonniers et ils pensèrent nous traiter avec ménagement en nous accordant seulement le droit de partir sans subir de mauvais traitements. Ils ne firent subir aucun outrage aux femmes qui faisaient partie de notre suite ou de nos esclaves et qui avaient partagé notre malheur : ils respectèrent sans réserve leur honneur [5].

   

Des Wisigoths en effet qui, après plusieurs années d’errance en Italie du nord et la prise de Rome en 410, s’étaient à leur tour dirigés vers l’Aquitaine avec l’espoir de pouvoir s’y établir. Le Sud-ouest de la Gaule apparaissait comme « libre » depuis qu’en 409, les tribus suèves, alaines et vandales s’étaient engouffrées dans les cols pyrénéens dégarnis de leurs troupes romaines par un usurpateur éphémère du nom de Gerontius. Un témoignage un peu plus tardif nous laisse entrevoir le sort parfois dramatique des populations gallo-romaines déplacées par les envahisseurs et le découragement de ces hommes et de ces femmes qui se pensent abandonnés par Dieu : Toi, disent-ils, qui crois que les causes et les événements des hommes sont subordonnés à la volonté de Dieu et réglés par lui, dis-nous pour quels crimes tant de villes ont péri à la fois ? Pourquoi tant de pays, tant de peuples ont mérité de telles calamités ? Si l’Océan avait débordé tout entier sur les campagnes des Gaules, il resterait quelque chose de plus après cette inondation. Le bétail et les semences font défaut ; il n’y a plus de place pour l’olivier ou la vigne ; les ravages du feu et de l’eau ont dévasté, sur les domaines, les bâtiments ; spectacle plus triste encore ! Certains, depuis cette époque, sont demeurés inhabités. Si une telle calamité est supportable, hélas ! Fallait-il que depuis plus de dix ans nous soyons décimés par l’épée des Vandales et des Goths [6]. Les clercs ne sont pas épargnés comme en témoigne un autre passage du De Providentia qui nous met en présence d’un évêque anonyme déporté par les Goths : Toi aussi, tout couvert de poussière, au milieu des chariots et des armes des Gètes, tu as fait une pénible route, accablé sous de lourds fardeaux, lorsque ce saint vieillard, banni de sa ville livrée aux flammes, conduisait, pasteur exilé, ses brebis couvertes de blessures [7].

De 407 à 418, l’Aquitaine est ainsi soumise aux passages incessants des bandes armées, régulières ou germaines, s’alliant ou se combattant alternativement, au gré des circonstances ou des intérêts locaux. Ainsi à Bazas, le même Paulin de Pella parvient à convaincre un chef alain de l’aider à repousser les Wisigoths qui assiégeaient la ville [8]. De fait, les villes résistent un peu mieux derrière leurs murailles (ce qui est le cas de la plupart des cités de notre région) mais cela n’empêcha pas des destructions urbaines (cf. le sort de Bordeaux ou la ville anonyme citée par le De Providentia). Des villae ont aussi été incendiées, d’autres propriétaires ont été obligés d’héberger des hôtes indésirables. Autre facteur de désorganisation bien documenté mais peu rappelé, la révolte des esclaves (bagaudes) qui voyaient dans l’irruption des barbares un moyen de secouer leur joug et de mettre un terme à des conditions de vie inhumaines surtout au regard du luxe qui caractérisait le train de vie des seigneurs aquitains.

Vu du côté des communautés chrétiennes, les tribus germaniques représentaient aussi un double péril : celui de l’envahisseur qui pouvait détruire l’ecclesia locale mais aussi la tentation d’un christianisme hétérodoxe. En effet, les élites de ces peuples envahisseurs étaient passées à l’arianisme au milieu du IVe siècle, une forme de christianisme simplifié qui ne reconnaissait pas la divinité du Christ. Mais s’il y a eu bien des massacres de civils, il n’y a pas eu à proprement parler des martyrs, c’est-à-dire des hommes ou des femmes mis à mort spécifiquement en raison de leur attachement à la foi catholique. Les communautés chrétiennes se resserrent alors autour de leurs pasteurs dans les villes remparées, à proximité de la cathédrale, un bâtiment souvent fort modeste à l’ombre des murailles de la cité. Dans cette époque de grande confusion, des évêques se signalent par leur courage (cf. le témoignage de Paulin), d’autres organisent la solidarité et Exupère de Toulouse devra même se justifier pour avoir vendu les vases en or de l’Eglise pour nourrir les populations affamées comme le rappelle Jérôme : Au milieu des misères de ce temps et parmi les épées tirées de toutes parts, c’est être riche que de ne pas manquer de pain. C’est être puissant que de ne pas être réduit en servitude. Le saint évêque de Toulouse, Exuperius, imite la veuve de Sarepta et endure la faim pour nourrir autrui. Le visage pâle des jeûnes, il est torturé par la faim d’autrui et a distribué tout son bien aux pauvres qui sont les entrailles du Christ. Nul n’est plus riche que lui qui porte le corps du Seigneur dans une corbeille d’osier, son sang dans du verre [9]. C’est peut-être dans ce contexte extrêmement troublé que le premier évêque de Saintes, Eutrope, a pu être éliminé au cours d’un pogrom organisé par des païens qui pouvaient eux-aussi relever la tête à l’occasion de cette désorganisation générale de l’Empire. Mais il faut bien voir qu’il nous reste que très peu de témoignages sur cette époque de feu et de fer. Par ailleurs, il est évident qu’il y a des éléments de continuité, les villes n’ont pas été entièrement détruites, une grande partie des villae continuent à être exploitées, les listes épiscopales ne sont pas interrompues. Cependant il n’en reste pas moins vrai que c’est une époque de grande confusion à laquelle ce qui reste d’Empire romain, depuis la nouvelle capitale, Ravenne, va essayer de donner un peu de forme.

   

Les Eglises d’Aquitaine sous la férule des rois de Toulouse

Après un énième changement d’alliance, l’empereur Honorius accorde en 418 aux Wisigoths le droit de résider en Aquitaine le long de l’axe Toulouse-Bordeaux et dans les cités d’Aquitaine Seconde (le traité – foedus - qui fera des Wisigoths des alliés officiels des Romains, ne sera signé que bien plus tard, en 439). En échange de ce cantonnement, les troupes du roi Wallia acceptent de devenir les « chiens de garde » de la romanité en Occident, un œil sur les Suèves et les Vandales qu’ils n’avaient pas complètement exterminés en Espagne, un autre sur le territoire romain gaulois fertile en usurpateurs et où couve la Bagaude, la face tournée vers l’Océan pour y arrêter Saxons et autres envahisseurs nordiques. En fait, les Wisigoths ne vont pas tarder à en profiter pour agrandir leur royaume en direction du nord et de l’est, portant rapidement leurs frontières sur la Loire et le Rhône entre 440 et 475.

Comme il a été rappelé, bien qu’ariens, les princes wisigoths ne mènent pas de persécutions violentes à l’égard des catholiques. Ce qui leur importe, c’est qu’il n’y ait pas d’unions matrimoniales entre leurs clans et les catholiques, c’est-à-dire avant tout les populations soumises et ce n’est que dans des circonstances extraordinaires qu’ils déportèrent des évêques qu’ils soupçonnaient d’entente ou de bienveillance avec leurs propres ennemis, qu’ils soient Burgondes ou Francs. C’est ce qui se produira pour Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont en 476, pour Volusianus et Vérus de Tours en 496 et 498 ou encore dans le cas de Césaire d’Arles en 506.

Pour le reste, les communautés catholiques peuvent s’organiser comme elles le veulent, mais dans des conditions très précaires. L’espace de l’évêque est réduit à sa cité. Il a un certain droit de regard sur les quelques églises rurales qui continuent à fonctionner avec parfois le risque de se voir enlever l’usage des bâtiments ecclésiaux s’il y a une colonie germanique pas trop loin comme l’illustre une anecdote rapportée par Grégoire de Tours. A Rions (Gironde), les prêtres ariens se sont emparés de l’église catholique pour y baptiser des enfants à l’occasion de la fête de Pâque (les enfants des familles catholiques ?). Le prêtre catholique décide alors de se transporter dans la villa qui jouxte l’église occupée par les Wisigoths et là, il y célèbre le baptême pour les familles qui sont restées fidèles à la tradition de Rome. Le jugement de Dieu est sans appel : les enfants baptisés par les ariens, une vingtaine en tout, meurent tous dans la semaine in albi contre un seul du côté catholique note, impartial, Grégoire de Tours [10].

   

Toutefois les prêtres sont respectés en général et les évêques sont des interlocuteurs du pouvoir royal. Ceci se manifeste bien dans l’épisode de la Vita Bibiani selon lequel l’évêque Vivien de Saintes obligea le roi Théodoric II (453-466) à libérer les otages de sa cité que les sbires du prince avaient ramenés à Toulouse pour mieux faire rentrer les impôts locaux. La politique religieuse des Wisigoths va pourtant se durcir à l’encontre des catholiques sous le règne d’Euric (466-484) qui va entreprendre de laminer les cadres de l’Eglise catholique en empêchant l’élection de nouveaux évêques à partir de 474 : Bordeaux, Périgueux, Rodez, Limoges, Javols, Eauze, Bazas, Saint-Bertrand-de-Comminges, Auch (et ce sera bientôt le cas dans un nombre beaucoup plus grand encore de cités), amputées par la mort de leur suprême pontife, sans qu’on ait nommé par la suite dans les fonctions des défunts d’autres évêques qui auraient pu en tout cas assurer leurs successions dans les ministères des ordres mineurs… toutes ces villes ont vu s’élargir le domaine des ruines spirituelles. Il est clair que presque chaque jour, par la disparition des pontifes qui meurent, ces ruines font de tels progrès qu’elles auraient pu émouvoir (sans parler des hérétiques du temps présent) même les hérésiarques des premiers temps : tant l’interruption des cérémonies religieuses plonge dans un amer désespoir les populations privées de leurs évêques par la mort ! Il n’y a plus aucune administration dans les diocèses et les paroisses désertées. Dans les églises (chacun peut le constater), ou bien les toits délabrés se sont écroulés ou bien l’entrée des basiliques, dont les portes ont été arrachées de leurs gonds, est obstruée par les fourrés de buissons épineux. On peut voir, ô douleur, les troupeaux mêmes non seulement couchés dans les entrées demi-ouvertes mais paissant l’herbe qui verdit sur le côté des autels. Mais déjà ce n’est pas seulement dans les paroisses de campagne que règne la solitude ; c’est aussi dans les églises de villes que les réunions deviennent plus clairsemées [11]. Cette politique agressive d’Euric en matière religieuse est probablement à mettre en lien avec l’assassinat de son frère Théodoric II et à qui il a arraché le pouvoir, Théodoric qui s’était rapproché de Ravenne et des catholiques, et ce changement d’attitude envers l’Eglise catholique doit correspondre également à des retournements d’alliance au sein de l’aristocratie gothique. Toutefois, il faut bien voir que les évêques des villes citées par Sidoine Apollinaire n’ont pas été exécutés. Le prince a seulement refusé que leur soit donné un successeur. Il suffisait pour cela d’interdire aux autres évêques de se déplacer à l’intérieur de ses terres. La situation aurait pu devenir très grave pour les catholiques si Euric s’était entêté dans cette direction. Par ailleurs, toujours selon le témoignage de Sidoine, nous notons que les Eglises de Saintes, d’Angoulême et de Poitiers avaient encore leur pasteur même si nous ne connaissons pas leur nom. Fermement encadrés par le pouvoir, la marge de manœuvre des évêques catholiques est très étroite mais certains savent faire preuve d’ingéniosité pour faire exister leur communauté. Ainsi vers 475, l’évêque Dulcidius d’Agen retrouve « providentiellement » le corps de Caprais, supposé être le premier pasteur (et bien sûr orthodoxe !) de la ville et martyr de la grande persécution [12]. C’est probablement encore Dulcidius qui invente le corps du martyr Vincent au Mas-d’Agenais. Pour honorer ce dernier, il fonde une nouvelle basilique au lieu dit Pompeiacum. Les ariens ne sont pas dupes de cette manœuvre et un prêtre de cette Eglise entreprend de détruire le nouveau bâtiment : mal lui en prit car il périt noyé [13].

[1] Liste de Vérone 9, 7 ; Polemius Silvius, 2, 4

[2] La civitas de Bazas relève de la Novempopulanie, celles de Clermont et de Limoges de l’Aquitaine Première.

[3] in Jérôme, Ep. 123, 15-17 ; trad. P. Courcelle

[4] in Grégoire de Tours, Histoire des Francs, 2, 13

[5] in Paulin de Pella, Eucharisticon, 285…323, trad. Claude Moussy)

[6] cf. Pseudo-Prosper d’Aquitaine, Carmen de Providentia, 15-29

[7] Ibid, 57-60

[8] Eucharisticon, 378- 400

[9] Ep. 125, 20, trad. P. Courcelle

[10] De la gloire des Confesseurs, 47

[11] in Sidoine Apollinaire, Ep. 7, 6. Trad. A. Loyen

[12] AA SS 20 octobre

[13] AA SS 2 novembre