Caritaspatrum
Accueil du siteSOURCES
Dernière mise à jour :
vendredi 20 septembre 2019
Statistiques éditoriales :
825 Articles
1 Brève
76 Sites Web
54 Auteurs

Statistiques des visites :
3 aujourd'hui
277 hier
743781 depuis le début
   
Hiéromoine Macaire de Simonos-Pétra, « Le Synaxaire. Vie des saints de l’Église orthodoxe »
dimanche 25 janvier 2015
par Jean-Claude LARCHET
popularité : 1%

L’un des événements éditoriaux de la fin de l’année 2014 a été la nouvelle édition de trois volumes du Synaxaire (recueil des Vies des saints de l’Église orthodoxe, classées au jour le jour) réalisé par le Père Macaire, moine d’origine française établi depuis près de trente-cinq ans au monastère de Simonos-Pétra au Mont-Athos. Ils viennent compléter le tome 1, septembre-octobre, paru en 2008, et le tome 2, novembre-décembre, paru en 2010, en attendant le dernier volume de la série (juillet-août), annoncé pour le milieu de cette année 2015.

Il ne s’agit pas d’une simple réimpression de la première édition, publiée dans les années 90, qui a connu un grand succès et est depuis longtemps épuisée, mais d’une édition refondue où les notices ont été révisées, corrigées et complétées, et où de nouvelles notices sont venues s’ajouter, concernant notamment un grand nombre de saints occidentaux et de nombreux saints récemment canonisés appartenant aux diverses Églises orthodoxes locales, ou encore de saints de celles-ci qui avaient été oubliés et dont l’introduction a été suggérée à l’auteur.

Cette nouvelle édition améliore aussi la présentation de la précédente puisque les volumes sont maintenant reliés et comportent de nombreuses illustrations de qualité en noir et blanc et en couleur, tirées notamment du superbe Ménologe de Basile II.

Le Synaxaire du Hiéromoine Macaire reprend les notices de grands synaxaires précédemment publiés, en particulier celui de Constantinople (réalisé au milieu du Xe siècle) et celui de saint Nicodème l’Hagiorite (datant du XVIIIe siècle). Mais il les a souvent allongées en puisant dans les Vies des saints. Profitant des progrès de la connaissance historique et des éditions critiques des sources, il a corrigé un certain nombre d’inexactitudes ou précisé certaines approximations que comportaient les textes anciens, travail que fit aussi, avec les moyens de son époque, saint Nicodème l’Hagiorite. Il a également enrichi de nombreuses notices de connaissances nouvelles, s’informant soigneusement auprès des diverses sources hagiographiques. Il a introduit des saints nouvellement canonisés par l’Église, et fait une large place aux saints spécifiquement vénérés par toutes les Églises locales orthodoxes, sans oublier les saints d’Occident d’avant le IXe siècle.

Le Synaxaire du père Macaire est maintenant traduit et publié dans la plupart des pays orthodoxes et y est devenu un ouvrage de référence. Il est lu à table dans de nombreux monastères, car les notices courtes, à la différence de la plupart des Vies des saints, peuvent être parcourues pendant la durée des repas sans subir de coupures.

Son usage est d’une grande utilité aussi dans le cadre de la vie journalière des fidèles orthodoxes, en complément de la prière et des autres lectures spirituelles.

La vénération des saints occupe en effet une place importante dans l’Église orthodoxe, et implique leur commémoration quotidienne. Leurs vertus sont célébrées dans les hymnes des « Ménées », qui s’intègrent aux services liturgiques de chaque jour. Le but des Synaxaires est, d’une manière plus courte que les Vies des saints, de nous faire connaître les grandes étapes de leur existence, les grands traits de leur personnalité, et les actions (intérieures et extérieures) dans lesquelles s’est réalisée ou manifestée leur sainteté. Les Synaxaires nous permettent d’avoir une connaissance précise et concrète de ceux dont le calendrier liturgique se borne à nous donner les noms, et de préciser certaines généralités ou allusions des chants liturgiques. Ils les situent dans leur contexte historique (car le christianisme s’inscrit toujours dans l’histoire concrète de l’humanité), social et religieux. Ils dessinent leur portait et sont un peu comme des icônes écrites. Saint Basile le Grand écrit à ce sujet : « Les Vies des Bienheureux sont comme des images animées de la vie selon Dieu, proposées à l’imitation en leurs bonnes œuvres. De même que les peintres, quand ils peignent une image d’après une autre image, jettent fréquemment les yeux sur le modèle et s’efforcent d’en faire passer les traits dans leur propre ouvrage, de même l’homme qui s’applique à se rendre parfait dans toutes les parties de la vertu doit jeter les yeux sur la vie des saints comme sur des statues qui se meuvent et qui agissent, et par l’imitation faire sien le bien qui était le leur. »

Le but des synaxaires n’est pas de nous faire acquérir un savoir abstrait, mais de nous rendre les saints plus familiers, et de compléter, dans une démarche également contemplative et orante, leur célébration hymnographique. Leur usage n’est pas récent : ils sont les héritiers directs des anciens « Martyrologes » que, dans les premiers siècles, on lisait au cours des réunions de la communauté chrétienne (appelées « synaxes »). Au IVe siècle, cette lecture fut remplacée par des hymnes. Mais la crise iconoclaste, où les attaques contre les icônes furent perçues comme une atteinte portée à la vénération des saints, eut pour issue la réhabilitation non seulement des icônes, mais de la lecture des Vies des saints. Les hymnographes du monastère de Stoudion, qui ont pour une grande part donné aux offices orthodoxes la forme qu’ils ont aujourd’hui, laissèrent, après la sixième ode du Canon des Matines, une place pour la lecture d’un résumé de la vie du saint du jour, appelé « synaxaire ». Du IXe au XIe siècle, on développa la rédaction de ces courtes notices. On les inséra par la suite dans les Ménées, mais on les rassembla aussi dans des éditions séparées, où on les développa souvent davantage.

Synaxaire-300x146

Le rôle important que jouent les Vies des saints dans la vie spirituelle des chrétiens est souligné dans ce très beau texte de saint Justin Popović (†1979) :

« Qu’est-ce que la Vie des saints ? Rien d’autre qu’une façon de poursuivre les Actes des apôtres. On y retrouve le même Évangile, la même vie, la même vérité, la même justice, le même amour, la même foi, la même éternité, la même force qui vient d’En-Haut, le même Dieu et Seigneur ; car le Seigneur Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui et pour les siècles (He 13, 8), le même pour tous les hommes de tous les temps, accordant les mêmes charismes et les mêmes énergies divines à tous ceux qui croient en Lui. Cette transmission de toutes les forces divines vivifiantes dans l’Église du Christ à travers les siècles et les générations constitue la sainte tradition vivante. Cette sainte tradition se transmet sans discontinuer, en tant que vie charismatique, à tous les chrétiens en qui, par les saints mystères et par les saintes vertus, vit le Seigneur Jésus-Christ qui est tout entier présent dans Son Église, qui est Sa plénitude, la plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout (Ep 1, 23). Le Dieu-homme Seigneur Jésus-Christ est la plénitude très parfaite de la Divinité car en Lui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité (Col 2, 9). Les chrétiens doivent, par les saints mystères et par les saintes vertus, s’emplir de toute la plénitude de Dieu (Ep 3, 19). Les Vies des saints font justement apparaître ces êtres pleins du Christ-Dieu, ces êtres christophores, ces personnes saintes en qui est gardée et par qui est transmise la sainte tradition de la vie dans la grâce, gardée et transmise par leur conduite sainte et évangélique. Les Vies des saints, ce sont les saintes vérités évangéliques, transférées dans notre vie humaine par la grâce et les ascèses. Il n’est pas de vérité évangélique qui ne puisse être changée en vie. Toutes ces vérités ont été données par le Christ dans un but unique : devenir notre vie, notre réalité, notre propriété, notre joie. Les saints, sans exception, vivent ces vérités divines comme la quintessence de leur vie et l’essence de leur être. Ainsi les Vies des saints sont à la fois la preuve et le témoignage que notre origine est céleste, que nous ne sommes pas de ce monde mais de l’autre, que l’homme n’est un homme véritable qu’avec Dieu, que si nous vivons sur la terre, c’est par le ciel, car notre cité se trouve dans les cieux (Ph 3, 20).

Les Vies des saints sont des témoignages sacrés de la puissance thaumaturgique du Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit en fait de témoignages des saints Actes des apôtres, simplement prolongés à travers les siècles. Les saints ne sont rien d’autre que des témoins saints, comme les saints Apôtres ont été les premiers témoins. Témoins de qui ? Mais du Christ Dieu-homme, crucifié, ressuscité, monté au ciel et éternellement vivant. Ils sont les témoins de l’Évangile source de tout salut, qui continue d’être écrit, sans interruption, de génération en génération car le Seigneur Jésus-Christ, qui est le même pour tous les siècles, continue par la même puissance divine, à faire des miracles par Ses saints témoins. Les saints Apôtres ont été les premiers témoins du Seigneur Jésus-Christ et de Son économie divino-humaine du salut du monde ; leurs Vies constituent des témoignages vivants et immortels de l’Évangile du Sauveur en tant que vie nouvelle, vie pleine de grâce, vie sainte et divino-humaine et donc toujours thaumaturgique et véritable, tout comme est thaumaturgique et véritable la vie même du Sauveur.

Avec les Vies des saints, nous voici au ciel, car avec les saints de Dieu, la terre devient ciel. Nous voici parmi des anges de chair, parmi les christophores. Là où ils sont, le Seigneur tout entier est en eux, avec eux et parmi eux ; là se trouvent toute la Vérité éternelle de Dieu, toute la Justice éternelle de Dieu, tout l’Amour éternel de Dieu, toute la Vie éternelle de Dieu.

Avec les Vies des saints, nous voici au paradis, là où pousse et s’épanouit tout ce qui est divin, saint, immortel, éternel, juste, vrai, évangélique ; en chaque saint a fleuri, par la Croix, l’arbre de la vie éternelle, divine et immortelle qui a donné beaucoup de fruits. La Croix conduit au paradis, elle nous y conduit à la suite du Larron qui, pour nous entraîner, y est entré le premier avec le Christ, le tout-puissant et divin, porteur de la Croix ; il est entré avec la croix du repentir.

Avec les Vies des saints, nous voici dans l’éternité : le temps n’existe plus, parce que chez les saints de Dieu, règnent la vérité divine et éternelle, la justice divine et éternelle, l’amour divin et éternel, la vie divine et éternelle. Pour eux, la mort n’existe plus : tout leur être est empli des forces divines du Christ Ressuscité, de l’unique Vainqueur de la mort, de toutes les morts dans l’ensemble des mondes. La mort n’existe pas pour eux : tout leur être est plein du Seul Immortel, du Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, le plus qu’immortel. Parmi eux, sur la terre, nous nous trouvons parmi les seuls vrais immortels, qui ont vaincu toute mort, tout péché, toute passion, tout démon, tout enfer. Quand nous sommes avec eux, aucune mort ne peut nous atteindre, parce que les saints sont comme des paratonnerres contre la mort. Il n’existe pas de tonnerre qui puisse nous frapper à mort quand nous sommes avec eux, parmi eux, en eux.

Les saints sont des hommes qui vivent sur la terre les vérités saintes, éternelles et divines. Les Vies des saints sont, en réalité, de la dogmatique appliquée, car en eux toutes les saintes et éternelles vérités dogmatiques ont été vécues dans toute leur force vivifiante et créatrice. Elles montrent de toute évidence que les dogmes ne sont pas seulement des vérités ontologiques en elles-mêmes et pour elles-mêmes, mais que chaque dogme est source de vie éternelle et de sainte spiritualité, conformément à l’Évangile plus que vrai de l’unique et irremplaçable Sauveur et Seigneur qui a dit : Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie (Jn 6, 63), car chacune d’elles répand une force salvatrice, sanctificatrice, qui remplit de grâce, vivifie et transfigure. Les saints sont vraiment des saints parce qu’ils ne cessent de revivre le Seigneur Jésus comme âme de leur âme, conscience de leur conscience, pensée de leur pensée, être de leur être, vie de leur vie. Et chacun d’eux crie avec le saint Apôtre cette vérité : ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi (Ga 2, 20).

Plongez-vous dans les Vies des saints : chacune de ces vies répand la force charismatique, vivifiante et salvatrice de la Très-Sainte Mère de Dieu qui les a conduits d’ascèse en ascèse, de vertu en vertu, de la victoire sur le péché à la victoire sur la mort, de la victoire sur la mort à la victoire sur le diable et les amène à la joie spirituelle, là où il n’y a ni maux, ni peines, ni soupirs, mais seulement paix et joie dans l’Esprit Saint (Rm 14, 17), paix et joie issues de la victoire remportée sur tous les péchés, toutes les passions, toutes les morts, tous les esprits mauvais. Tout cela sans aucun doute atteste, par la vie et l’expérience, la vérité du saint dogme sur la Très-Sainte Mère de Dieu plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, un dogme que les saints serrent dans leur cœur et dans un amour embrasé par la foi. – Si toutefois vous souhaitez avoir mille, deux mille ou des milliers de témoignages incontestables sur la réalité vivante et vivifiante de la très vénérable Croix du Seigneur et obtenir ainsi une confirmation empirique de la vérité absolue du saint dogme sur le caractère salvateur de la mort sur la Croix du Sauveur, alors entrez avec foi dans les Vies des saints. Alors vous pourrez comprendre et voir que pour chaque saint en particulier comme pour tous les saints dans leur ensemble, la force de la croix est une arme qui triomphe de tout, leur permettant de vaincre tous les adversaires de leur salut, qu’ils soient visibles ou invisibles ; vous pourrez ainsi voir la présence de la croix tout au long de leur vie, dans leur âme, leur cœur, leur conscience, dans leur esprit, dans leur volonté et leur corps ; vous la verrez, telle une source intarissable de forces salvatrices et sanctifiantes, les mener sans faille, de perfection en perfection, de joie en joie, et les introduire dans l’éternel Royaume des cieux, là où ne cessent les chants de ceux qui célèbrent et contemplent la beauté inexprimable de la Face du Seigneur. Par leur sainte vie et leurs saintes personnes, les saints de Dieu confirment également, de manière absolument convaincante, non seulement les dogmes cités ci-dessus, mais aussi tous les autres saints dogmes : sur l’Église, la grâce, les saints mystères, les saintes vertus, l’homme lui-même, le péché, les saintes reliques, les saintes icônes, la vie future, tout ce qui constitue l’économie divino-humaine de notre salut. En vérité, les Vies des saints sont une dogmatique empirique ; c’est la dogmatique vécue, dogmatique devenue vie dans la sainte vie des saints hommes de Dieu.

En outre, les Vies des saints portent en elles toute l’éthique orthodoxe, la morale orthodoxe, dans tout l’éclat de sa splendeur divino-humaine et de sa force vivifiante et immortelle. Les Vies des saints ont démontré et prouvé de la façon la plus convaincante que les saints mystères sont la source des saintes vertus, que les saintes vertus sont des fruits des saints mystères : elles en sont issues, elles se développent grâce à eux, elles s’en nourrissent, elles en vivent, elles s’y épanouissent, elles y trouvent leur immortalité et leur éternité. Toutes les lois morales divines sont issues des saints mystères et sont réalisées par les saintes vertus. Voilà pourquoi les « Vies des saints » constituent une éthique vécue, une éthique appliquée. En fait, les Vies des saints démontrent de façon irréfutable que l’éthique n’est rien d’autre qu’une dogmatique appliquée. Toute vie de saint se compose de saints mystères et de saintes vertus, fruits du Saint-Esprit qui opère tout en tous (1 Co 12, 4.6.11).

Que sont encore les Vies des saints ? C’est l’unique pédagogie de l’Orthodoxie. Car elles montrent, et de manière innombrable, parfaitement éprouvée au cours d’une expérience multiséculaire, comment se construit et se développe la personnalité humaine la plus achevée, l’homme idéal le plus achevé, et comment grâce aux saints mystères et aux saintes vertus dans l’Église du Christ, on parvient à constituer cet Homme parfait… qui réalise la plénitude du Christ (Ep 4, 13).

En fait, les Vies des saints constituent une sorte d’encyclopédie orthodoxe. On peut y trouver tout ce qu’une âme affamée, assoiffée de justice éternelle et de vérité éternelle peut désirer en ce monde, affamée et assoiffée d’immortalité et de vie divine. Si tu as soif de foi, tu la trouveras en abondance dans les « Vies des saints » et ton âme rassasiée de cette nourriture n’aura jamais plus faim. Si tu désires l’amour, la vérité, la justice, l’espérance, la douceur, l’humilité, la pénitence, la prière ou toute autre vertu ou ascèse, tu trouveras dans les « Vies des saints » une infinité de maîtres saints pour chaque ascèse et tu recevras le secours de la grâce pour chaque vertu. Si tu souffres le martyre pour ta foi en Christ, les Vies des saints te consoleront, t’encourageront, te fortifieront, te donneront des ailes, au point que tes souffrances se changeront en joie. Es-tu soumis à des tentations ?

Les Vies des saints t’aideront à en venir à bout, dès maintenant et pour toujours. Et si tu es menacé par les ennemis invisibles de ton salut, tu pourras grâce aux Vies des saints revêtir l’armure de Dieu (Ep 6, 11.13) de façon à les briser tous, dès maintenant et pour toujours. Si tu te trouves au milieu d’ennemis visibles et persécuteurs de l’Église du Christ, les Vies te donneront le courage et la force de confesser, sans crainte, le seul vrai Dieu et Seigneur Jésus-Christ dans l’ensemble des mondes ; tu te tiendras inébranlable jusqu’à la mort, quelle qu’elle soit, pour Son Évangile, et tu sentiras ton être plus fort que toute mort, et que tout ennemi du Christ ; en souffrant pour le Christ, tu jubileras de joie, sentant que tout ton être, que toute ta vie se trouve dans les cieux, au-delà de toutes les morts, cachée avec le Christ en Dieu (Col 3, 3).

Les Vies des saints montrent d’innombrables mais toujours infaillibles voies de salut, d’illumination, d’initiation, de régénération, de transfiguration, de christification, de déification ; elles nous indiquent également toutes les manières par lesquelles la nature humaine triomphe du péché, de tout péché, comment elle vient à bout de la passion, de toute passion, comment elle triomphe de la mort, de toute mort, comment elle triomphe du démon, de tout démon. On y trouve le remède à tout péché, la guérison de toute passion, la résurrection de toute mort, la délivrance de tout démon, le salut contre tous les maux. Il n’est pas de passion, il n’est pas de péché dont on ne puisse trouver dans les Vies des saints la manière de les vaincre, de les mettre à mort, de les déraciner. Les Vies des saints montrent clairement et de façon évidente qu’il n’est pas de mort spirituelle de laquelle on ne pourrait ressusciter par la force divine du Seigneur Jésus ressuscité et monté au ciel ; il n’est pas de malheur, de tristesse, d’affliction ou de souffrance que le Seigneur, ne change progressivement ou instantanément, en joie paisible et douce, selon la foi que nous avons en Lui… » (Extraits de : Saint Justin Popović, Vies des saints serbes, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2013, traduction de Lioubomir Mihailovitch).

Ces trois nouveaux volumes du Synaxaire du Père Macaire, ainsi que les deux précédents de cette nouvelle édition, peuvent être commandés dans les métochia français du monastère de Simonos-Pétra :

— le Monastère de Solan, F-30330 La-Bastide-D’Engras (tel. 04 66 82 94 25 ; www.monasteredesolan.com)

— le Monastère Saint-Antoine-le-Grand, F-26190 Saint-Laurent en Royans (tel. 04 75 47 72 02 ; www.monasteresaintantoine.fr)

— le Monastère de la Transfiguration, Néguirat, F-24120 Terrasson (tel. 05 53 50 23 94 ; www.monastere-transfiguration.fr). L’achat en ligne est possible sur ce dernier site à la rubrique « Librairie ».

Jean-Claude Larchet

Source : www.orthodoxie.com

 
Articles de cette rubrique
  1. « Les « Propos sur la contrition » de Jean Chrysostome et le destin d’écrits de jeunesse méconnus »
    20 mai 2010

  2. « L’Eucharistie, école de vie » chez Jean Chrysostome
    15 février 2010

  3. Origène, « Commentaire sur l’Épitre aux Romains », vol. I, Livres I-II.
    20 février 2010

  4. Les symboles du christianisme ancien (Ier-VIIe siècle) de Gérard-Henry Baudry.
    10 avril 2010

  5. Grégoire le Grand, « Morales sur Job ». Sixième partie (Livres XXX-XXXII).
    20 juin 2010

  6. Paroles et exemples des Anciens. Recueil ascétique de Paul Evergétinos
    20 juillet 2010

  7. « Paroles et exemples des Anciens. Recueil ascétique de Paul Evergétinos », tomes 3 et 4.
    20 août 2010

  8. « La tradition grecque de la Dormition et de l’Assomption de Marie ».
    20 septembre 2010

  9. Jean Damascène, « La Foi orthodoxe »
    20 octobre 2010

  10. Actes et passions des martyrs chrétiens des premiers siècles
    20 novembre 2010

  11. Philippe Henne, « La Bible et les Pères »
    20 décembre 2010

  12. Maxime le Confesseur, « Questions à Thalassios (I-XL) ».
    25 janvier 2011

  13. Grégoire de Nysse, « Contre Eunome, I » (vol. 2)
    25 février 2011

  14. Stephane Bigham, « Les images chrétiennes »
    25 mars 2011

  15. Patristique et oecuménisme : thèmes, contextes, personnages
    20 avril 2011

  16. Philippe Henne, « Tertullien l’Africain »
    20 mai 2011

  17. Clément d’Alexandrie, « Quel riche sera sauvé ? »
    25 juin 2011

  18. « L’Antichrist ». Anthologie introduite par Cristian Badilita
    25 juillet 2011

  19. Alexandre Faivre, « Chrétiens et Eglises, des identités en construction ».
    15 septembre 2011

  20. Origène, « Commentaire sur l’Épître aux Romains, tome III, Livres VI-VIII »
    25 octobre 2011

  21. Évagre le Scholastique, « Histoire ecclésiastique - Livres I-III »
    30 novembre 2011

  22. Riches et pauvres dans l’Église ancienne
    30 janvier 2012

  23. Saint Maxime le Confesseur (580-662)
    20 mars 2012

  24. Recension « Les Pères de l’Eglise et la chair »
    20 avril 2012

  25. Patristique et œcuménisme : thèmes, contextes, personnages.
    15 juin 2012

  26. Textes en ligne des Pères dans la Foi - sur Migne.fr
    15 juillet 2012

  27. « Basile le Grand » de Philippe HENNE
    20 juillet 2012

  28. Antonio Orbe, « Introduction à la théologie des IIe et IIIe siècles »
    20 août 2012

  29. Maxime le Confesseur, « Questions à Thalassios », vol. 2
    20 octobre 2012

  30. Recension : Cyprien de Carthage, « Ceux qui sont tombés »
    20 novembre 2012

  31. Grégoire de Nysse, « Contre Eunome », II.
    15 décembre 2013

  32. Origène, « Commentaire de l’épître aux Romains », Livres IX-XI.
    20 décembre 2012

  33. Jean Chrysostome, « Homélies sur la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte », tome 1.
    15 mars 2014

  34. Amphiloque d’Iconium, Homélies – Fragments – Lettres
    15 février 2013

  35. « Divine liturgie de saint Jacques, Frère du Seigneur en slavon et en français »
    5 juillet 2014

  36. « La lettre au service du Verbe ». Correspondance de Paulin de Nole.
    25 avril 2013

  37. Philippe Henne, « Le vertige divin. La saga des stylites »
    5 août 2014

  38. Anastase le Sinaïte, « Trois homélies », suivies de « Questions et réponses spirituelles et pastorales choisies ».
    20 juillet 2013

  39. « Prier quinze jours avec Jean Chrysostome » de Laurence Brottier.
    15 octobre 2014

  40. « Constantin le Grand. Empereur romain, empereur chrétien »
    20 août 2013

  41. « Discours ascétiques. Commentaires » d’Abba Isaïe.
    25 novembre 2014

  42. Eusèbe de Césarée, « Vie de Constantin ».
    20 octobre 2013

  43. Hiéromoine Macaire de Simonos-Pétra, « Le Synaxaire. Vie des saints de l’Église orthodoxe »
    25 janvier 2015

  44. Jean Chrysostome , « L’impuissance du diable ».
    20 novembre 2013

  45. Recension : Guillaume BADY, « Jean Chrysostome, Trop occupé pour t’occuper de ta vie ?
    20 avril 2015

  46. Père Théodore Papanicolaou, « La vision de la mort à la lumière des Pères de l’Eglise »
    25 mai 2015

  47. Grégoire de Nysse, Éloge de Grégoire le Thaumaturge. Éloge de Basile.
    25 décembre 2015

  48. Ambroise de Milan, « La fuite du siècle »
    10 février 2016

  49. Maxime le Confesseur, Questions à Thalassios,
    10 mars 2016

  50. Michel Quenot, « Maladie et guérison : les saints médecins anargyres »
    15 octobre 2016

  51. Pseudo-Denys l’Aréopagite « Les Noms divins, I-IV », « Les Noms divins V-XIII – La Théologie mystique »
    5 décembre 2016

  52. Philippe Henne, « Clément d’Alexandrie »,
    5 janvier 2017

  53. Grégoire de Nysse, « Réfutation de la profession de foi d’Eunome ».
    10 février 2017

  54. Cyrille d’Alexandrie, « Contre Julien », tome Il, livres III-V.
    25 avril 2017

  55. Grégoire Palamas, « Traités démonstratifs sur la procession du Saint-Esprit »
    25 mai 2017

  56. Isidore de Péluse, « Lettres, tome III, 1701-2000 »
    10 octobre 2017

  57. Evagre le Pontique, « Chapitres sur la prière ».
    10 décembre 2017

  58. Évagre le Pontique, À Euloge – Les vices opposés aux vertus.
    15 janvier 2018

  59. Grégoire de Nysse, Lettre canonique. « Lettre sur la Pythonisse » et autres lettres pastorales.
    10 février 2018

  60. Patrick Koelher, « Sainte-Odile. Le mont et les grâces »
    10 juillet 2018

  61. Jean Chrysostome, « Panégyriques de martyrs », tome I
    5 août 2018

  62. Grégoire de Nysse, « Homélies sur le Notre Père »
    5 septembre 2018

  63. Recension : Saint Grégoire Palamas, « Les Cent cinquante chapitres »
    10 janvier 2019

  64. Cyrille d’Alexandrie, Commentaire sur saint Jean. Tome I (Livre I)
    5 mars 2019

  65. Origène et la fonction révélatrice du Verbe incarné
    5 juin 2019

  66. L’Abeille et l’acier, Clément d’Alexandrie et Origène
    15 juillet 2019

  67. « Symphonia » La concorde des textes et des doctrines dans la littérature grecque jusqu’à Origène
    20 août 2019