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Accueil du siteCOLLOQUES DE PATRISTIQUE DE LA ROCHELLELes Pères de l’Eglise et les ministères
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mardi 25 juillet 2017
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Les Pères et les ministères : les communications
jeudi 8 mai 2008
par Pascal G. DELAGE
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Monique ALEXANDRE (Université Paris-IV) Des ministères féminins ? Réalités contemporaines et mémoire d’autrefois. A partir des documents canoniques et littéraires, on rappellera la présence des diaconesses et de leur ministère en Orient. A travers l’œuvre de Jean Chrysostome, on percevra la mémoire conservée de la place des femmes dans la première mission chrétienne et, au-delà des interdits et des restrictions, la transposition des tâches d’enseignement et de témoignage, en particulier dans la sphère domestique, pour les femmes de ce temps.

Philippe BLAUDEAU (Université de Créteil) Accueillis au service du siège Apostolique : l’Église romaine et les ministres d’origine orientale (Ve -VIe s). En fonction du corpus épistolaire pontifical mais aussi de sources narratives romaines volontiers polémiques et parfois forgées (faux symmaquiens), il s’agira de montrer les modalités en fonction desquelles le siège Apostolique accueille des clercs chassés de leur Église d’origine en raison de leur appartenance doctrinale, comment il les considère, en fonction de quels critères il reconnaît leur ministère, comment il évalue leurs compétences spécifiques, comment il perçoit leur particularité, comment il les associe éventuellement à son projet visant à affirmer sa primauté face aux grands sièges orientaux, comme il peut leur confier des missions spéciales, comment l’un d’entre eux enfin peut même prétendre occuper la cathedra Petri.

Jean-Paul BOUHOT (CNRS – IRHT), La réforme de Jean Chrysostome à Constantinople. Jean, prêtre à Antioche, est devenu le 26 février 398 évêque de Constantinople par la volonté du pouvoir impérial. Son action, à son entrée en charge, est décrite brièvement dans le Dialogue sur la vie de Jean Chrysostome attribué à Palladius. Ses directives à l’adresse du clergé et des moines sont exposées dans les deux traités Sur les cohobitations, qui datent du début de l’épiscopat de Jean, et non, comme on le pense actuellement, des premières années après son ordination sacerdotale en 386 à Antioche. Ensuite le seul incident connu est la querelle qui opposa Jean à l’évêque Sévérien de Gabala en 401. Les accusations portées contre l’évêque de Constantinople au pseudo-concile du Chêne (sept. 403) montrent qu’un grand nombre de clercs, plus ou moins manœuvrés par Théophile d’Alexandrie, ont fait grief à Jean de sa conduite personnelle et de sa pratique pastorale, pour aboutir à son départ pour l’exil en juin 404. La réforme souhaitée par Jean Chrysostome a donc totalement échoué, et la minorité du clergé qui lui était fidèle a été persécutée et dispersée, comme en témoigne encore Palladius.