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Eugraphia, énigmatique aristocrate de Constantinople
mercredi 10 avril 2019
par Pascal G. DELAGE
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La noble Eugraphia n’est connue que par une très brève mention de Palladius d’Hélénopolis, le chroniqueur des derniers instants de l’évêque Jean Chrysostome à Constantinople en 403-404. Eugraphia est présentée comme l’une de ses plus virulentes opposantes mais alors Palladius précise le nom des époux des autres grandes dames qui se liguèrent contre l’évêque Jean, il n’ajoute rien à son propos, se contentant juste de préciser qu’il s’agissait d’une « folle furieuse ». C’est à une possible identification de cette aristocrate dont l’historienne Kim Bowes rappelait encore dans « Private Worship, Public Values and Religious Change in Late Antiquity » que nous ne connaissions que le nom et sa familiarité avec la Cour d’Arcadius que nous consacrons cet article.

Des femmes connues de tous

L’historiographie traditionnelle désigne habituellement l’impératrice Eudoxie, l’épouse d’Arcadius (395-408) et l’évêque Théophile d’Alexandrie (384-412) comme les principaux responsables de la chute de Jean de Constantinople au printemps 404. Pourtant l’évêque Palladios d’Hélénopolis, un proche de Jean et un témoin direct des événements de Constantinople, attire l’attention de ses lecteurs parmi un groupe de veuves de la très haute aristocratie ayant joué un rôle déterminant dans la disgrâce de Jean Chrysostome. Ainsi écrit-il dans son « Dialogue sur la vie de Jean Chrysostome » : « parmi les femmes, outres celles qui sont connues de tous, il y en a trois… Marsa, veuve de Promotus, Castricia, veuve de Saturninus et Eugraphia, une folle furieuse » [1]. Si beaucoup voient en la périphrase « celles qui sont connues de tous » une dénonciation implicite de l’impératrice, il s’agit plus vraisemblablement d’autres femmes dont il était encore dangereux de prononcer le nom à la fin de l’année 407, date de l’ouvrage de Palladius, alors même que l’impératrice Eudoxie était décédée depuis près de trois ans [2], des noms des femmes qui, comme les veuves désignées nommément, appartenaient au puissant lobby de hauts-fonctionnaires et de généraux qui maintenaient vaille que vaille l’empereur Arcadius sur le trône de son père Théodose Ier, ceux que désignera un siècle plus tard l’historien Zosime comme « ceux qui exerçaient le pouvoir impérial d’Arcadius » [3]. Il était possible à Palladius de lâcher les noms de Marsa, Castricia ou Eugraphia dont les époux étaient décédés mais nom ceux des épouses de consuls et de ministres, redoutablement encore bien vivants comme Aurélianos, Caesarios ou Anthémios.

Palladius ne se contente pas de donner des noms. Il indique aussi le mode d’action de ces aristocrates qu’il rend responsables de la chute de Jean : « Il y en a trois, des veuves sans doute, mais que leurs maris laissèrent riches et qui, pour la ruine de leurs âmes, possèdent des fortunes acquises par le vol, fléaux des hommes, fauteuses de troubles : Marsa, veuve de Promotus, Castricia, veuve de Saturninus et Eugraphia, une folle furieuse ; mais j’ai honte dans dire plus. Ces femmes et ces hommes, au cœur languissant dans la foi, cette vraie phalange d’ivrogne, entraînés dans une commune haine pour l’enseignement, déchaînèrent un flot destructeur contre la paix de l’Eglise » [4] L’influence de ces femmes puissantes auprès de la jeune impératrice et leur terrible âpreté au grain semblent confirmées par Zosime et sa source l’historien Eunape : « Comme l’empereur [Arcadius] déraisonnait en effet complètement, son épouse se montrait d’une arrogance qui dépassait les bornes naturelles, du fait qu’elle était prisonnière de l’avidité des eunuques et des femmes qui l’entouraient de toutes part : celles-ci la dominaient tout particulièrement » [5]. Palladius note encore que c’est dans le palais d’Eugraphia que se réunissent en mai-juin 403 les adversaires ecclésiastiques de Jean Chrysostome, à savoir les évêques Théophile d’Alexandrie, Sévérianos de Gabala, Antiochos de Ptolémaïs et Acace de Bérée (aujourd’hui Alep). Eugraphia était donc à la tête d’une fortune considérable qui lui permettait non seulement d’offrir gîte et couvert à de très grands dignitaires de l’Eglise d’Orient dans sa domus constantinopolitaine. C’est encore à l’occasion de l’hospitalité d’Eugraphia que Palladios mentionne encore le recours à l’argent qui fut privilégié pour faire tomber l’évêque de Constantinople [6]. Ajoutons qu’Eugraphia devait jouir d’un très haut statut social et d’une réputation sans tâche – quoiqu’en dise Palladios – pour que des évêques aussi vénérés que Théophile d’Alexandrie ou Acace de Césarée, un des maîtres du monachisme syrien, daignent descendre dans sa demeure.

Les deux autres femmes mises en cause par Palladius sont aisément identifiables. Marsa était la veuve d’un général illustre, Promotus [7]) et elle avait élevé dans son palais Eudoxie, la future impératrice. Eudoxie était la fille d’un autre généralissime, Bauto, un Franc, qui avait été honoré du consulat en 388. C’est au palais de Marsa que le chambellan Eutrope vint chercher la jeune fille au printemps 395 pour lui faire épouse le jeune empereur Honorius et faire échec par-là même aux projets d’un autre très haut-fonctionnaire, le préfet Rufin, qui y laissa sa tête. L’époux de Marsa, Promotus, était un proche de l’empereur Théodose Ier, et avait été Magister Militum de 386 à 391, lui aussi avait été honoré du consulat pour l’année 389. A la fin de l’année 391, Promotus fut tué lors d’une embuscade tendue à l’instigation du préfet du prétoire, Rufin (celui qui fut assassiné en septembre 395) alors que le général guerroyait contre les Goths. Comme le suggère Chr. Baur, Marsa, était très probablement une princesse goth donnée en mariage à Promotus à l’occasion d’un traité de paix entre les Goths et l’Empire. Derrière le nom de « Marsa » devrait pouvoir se retrouver un nom gothique signifiant quelque chose comme « La guerrière » [8]. Quant à Castricia, elle était veuve depuis peu de temps de Saturninus [9] qui fut Magister Militum en 382-383 et consul en 383. Conseiller influant de Théodose Ier, Saturninus avait été chargé par le chambellan Eutrope après la mort de l’empereur en 395 de superviser le tribunal qui devait juger des supposés opposants au nouveau régime. Lors de tentative de putsch du Maître des Milices, Gaïnas (un général d’origine gothe), au début de l’année 400, Saturninus fut condamné à mort. Toutefois la peine fut finalement commuée en exil. L’époux de Casticia devait mourir peu de temps après son retour à la capitale, retour obtenu par une ambassade envoyée par la Cour et conduite précisément par l’évêque Jean Chrysostome en personne. Marsa et Castricia étaient les épouses de hauts officiers, puissants piliers du régime théodosien, récompensés à ce titre par l’octroi prestigieux d’un consulat. Il est tout à fait légitime de postuler que l’époux d’Eugraphia devait appartenir à ce même milieu militaro-politique, et même plus précisément au réseau qui avait poussé le jeune empereur Arcadius à épouser Eudoxia, la fille de l’un des leurs.

Une folle furieuse

S’intéressant au rôle des élites laïques dans l’implantation du christianisme dans la Nouvelle Rome, l’historienne Kim Bowes met en lumière les liens qui unissent ces puissants patrons de la dynastie théodosienne et leur lien avec le premier monachisme byzantin, toutefois la carte d’identité d’Eugraphia présentée pourtant par Palladius comme une pièce maîtresse du piège ourdi contre Jean Chrysostome reste désespérément vide [10]. Partons alors du peu que nous savons d’elle, à savoir son nom. Eugraphia signifie en grec « bien écrite » ou encore « bien peinte », ainsi dira-t-on plus tard que les images saintes (icônes) qu’elles sont « écrites » pour parler de leur réalisation par le peintre. Ce nom est peu usité en Orient et tout spécialement dans les cercles du pouvoir de l’Antiquité tardive. Il n’y a ainsi qu’une seule notice consacrée à une Eugraphia dans la Prosopography of the Later Roman Empire de J.R. Martindale [11], à savoir « notre » Eugraphia, l’adversaire de Jean Chrysostome. Or ce nom d’Eugraphia en grec peut trouver une correspondance dans une autre langue pratiquée à la périphérie de l’Empire, à savoir l’arabe.

Aux côtés de Promotus et de Saturninus, il est un autre généralissime qui joua un rôle majeur dans la gouvernance et même la survie de l’empire à l’époque de Valens, le général d’origine sarmate, Victor, qui fut Magister Militum de 363 à 379, honoré du consulat en 369. Ayant fait ses premières armes sous Constance II, Victor fut nommé Comes rei militaris en 362 – 363 par l’empereur Julien et à la mort de ce dernier lors de la désastreuse retraite de la campagne de Perse en juin 363, il participa avec les autres hauts-officiers à la désignation du nouvel empereur, Jovien. Sous Valens, il est envoyé contre les Goths mais également contre les Saracènes. Ces derniers, des Arabes (peut-être des Tannukhs) nomadisaient aux frontières orientales de l’empire romain et pratiquaient régulièrement incursions et pillages sur les terres romanisées de Palestine et d’Arabie. En 376, ils sont dirigés par une femme une femme Mauvia (Mâwîja) qui s’était emparé du pouvoir à la mort de son époux : « Comme le roi des Saracènes était mort, Mauuia, son épouse, exerçait la fonction de chef de cette nation » [12], et c’est elle qui porte la guerre et la dévastation sur la frontière orientale de l’empire. D. Woods a suggéré qu’un haut fonctionnaire romain, le dux Phoenices Maurus, pourrait être à l’origine de la mort du chef saracène comme d’autres ennemis de Rome avaient été pareillement éliminés par traitrise à la même époque comme le roi Pap d’Arménie ou le roi quade Gabinus en 374. Après avoir commencé par faire fait plier Maurus, Mauvia battit également le magister militum per Orientem Iulius et elle obligea l’empereur Valens à traiter avec elle [13]. C’est dans ce cadre-là que le général Victor fut député auprès d’elle afin de signer un traité de paix et d’obtenir le retrait des Saracènes sur leurs terres d’itinérance. Les clauses du foedus conclu à la fin de l’année 377 ou au début de 378 prévoyaient que les guerriers de la reine Mauvia cessent leurs raids à la condition que l’empereur Valens leur accorde un évêque en la personne d’un moine égyptien du nom de Moïse. Ce dernier était pour lors exilé probablement sur le territoire contrôlé par Mauvia en raison de sa fidélité à la foi nicéenne. C’est alors qu’il avait pu convertir la reine au christianisme ou au minimum la rendre sensible à cette religion des Romains. Or le très chrétien empereur Valens s’efforçait précisément de contrecarrer cette branche du christianisme, lui préférant un autre courant théologique. Toutefois pour répondre à la demande de la reine Mauvia , il s’assura la possession du moine et il l’envoya à Alexandrie pour être ordonné par l’évêque du lieu, Lucius, qui partageait sa sensibilité subordinatianiste (arienne). Le moine Moïse refusa absolument d’être consacré par un prélat arien et l’empereur Valens dut se résoudre à l’envoyer auprès d’évêques orthodoxes pour être ordonné pasteur des Saracènes. L’appartenance du général Victor à la branche nicéenne du christianisme dût aussi favoriser le règlement de la crise ouverte par la reine Mauvia (et/ou l’assassinat de son époux), elle-même se reconnaissant de ce même courant chrétien.

Or une seconde clause accompagnait le traité entre Romains et Saracènes : la fille de la reine Mauvia épouserait le général Victor. Le mariage dut suivre rapidement la conclusion du foedus car des contingents de guerriers saracènes étaient déjà présents à Constantinople à l’été 378. En effet alors que les armées romaines furent décimées par les Goths à Andrinople le 9 août 378, une des plus graves défaites que connut l’Empire – entre 15 000 et 20 000 Romains y trouvèrent la mort à l’instar de l’empereur Valens -, ce furent les guerriers de la reine Mauvia qui repoussèrent les Goths lorsqu’ils parurent sous les murailles de la capitale. Le général Victor fut un des rares généraux à survivre à la défaite d’Andrinople, bataille qu’il avait déconseillé d’entreprendre mais sans être écouté. Il se retira à Constantinople auprès de sa jeune épouse, la fille de la reine Mauvia, dans son palais de Psamathea où il était toujours vivant en 382/3. Nous ignorons le nom de la jeune épouse de Victor mais il est très plausible qu’elle ait porté le même nom que sa mère. Or le nom de Mauvia/Mâwîja signifie en arabe « miroir », « reflet sur l’eau » [14], un nom qui peut se rendre aisément en grec par « bien peinte, bien ressemblante » : Eugraphia. Certes Palladius ne fera jamais explicitement le lien entre le général Victor – jamais cité dans le « Dialogue » - et la « folle furieuse » Eugraphia dans sa relation des événements de 403/404. Toutefois il nous a peut-être laissé un indice du lien existant entre la maison de Victor et la veuve Eugraphia. Un peu plus loin dans le récit des malheurs de Jean Chrysostome, Palladius en vient à évoquer les méfaits de l’évêque Théophile d’Alexandrie qui se poursuivirent après la chute de Jean Chrysostome, et il revient en particulier longuement sur l’ordination épiscopale que Théophile conféra en dépit des lois canoniques à un eunuque du tribun Victor pour le placer sur le siège d’Ephèse [15]. Or Palladius qualifie précisément cet esclave de Victor de « fou furieux », la même expression qu’il avait employée pour stigmatiser Eugraphia, la très possible mère du tribun Victor [16]. Par cette double référence à des « fous furieux », Palladius établit un trait d’union entre Eugraphia et la maison du consul Victor. Une seconde fois, il sera encore question du consul Victor ou plus exactement la « propriété de Victor [17] dans la banlieue constantinopolitaine où les membres d’une ambassade composée d’évêques italiens venus plaider la cause de Jean Chrysostome furent arrêtés en 406 sur un ordre de l’empereur Arcadius. Si cette propriété était bien celle de Victor et d’Eugraphia, c’étaient sous de bien tristes auspices que les amis de Jean avaient atteint Constantinople.

Eugraphia à Constantinople

Il devait exister une raison qui empêchait Palladius de rappeler le lien direct qui unissait Eugraphia au consul Victor, de la même façon qu’il évite soigneusement de mettre en cause directement la responsabilité de l’empereur Arcadius dans la chute de Jean. Non seulement Victor avait été un général respecté de Julien et de Valens, mais il avait été aussi un protecteur des touts-premiers moines de la capitale, favorisant en particulier vers 380/81 l’établissement de l’ascète mésopotamien Isaac sur son domaine suburbain de Psamathée [18], patronage des premiers moines constantinopolitains qu’il avait partagé précisément avec Saturninus, l’époux de Castricia [19]. Par ailleurs, ces deux grands généraux avaient été également des correspondants des Pères cappadociens, Basile de Césarée et Grégoire de Nazianze, qui se flattaient de leur amitié et n’avaient pas craint de recourir à ces puissants généraux pour soutenir leur Eglise contre les entreprises de l’arien Valens. Le général Victor passait même pour un quasi-confesseur de la foi pour avoir reproché publiquement à Valens de persécuter les nicéens [20]. On comprend aisément pourquoi Palladios se soit abstenu de nommer l’époux d’Eugraphia, un héraut reconnu de l’orthodoxie nicéenne alors même que son protégé, l’ascète Isaac, était devenu l’un des adversaires les plus décidés de Jean Chrysostome en ces années 403-4 aux côtés d’Eugraphia et des veuves de ses anciens protecteurs, Jean Chrysostome qui venait lui contestait son leadership spirituel tant sur les moines que sur les aristocrates.

Outre le tribun Victor mentionné par Palladius à propos de l’eunuque ordonné évêque d’Ephèse en 403 par Théophile d’Alexandrie, Eugraphia donna probablement un autre enfant à Victor, une fille nommée également Mauvia/Eugraphia qui fit construire en 426 le martyrium dédié à Saint Thomas en Syrie à Anasarta non loin de Bérée, la cité épiscopale d’Acace selon la dédicace qui y fut retrouvée : « Admirable chef d’œuvre du sexe féminin, gloire de sagesse, de piété et d’amour conjugal, Mauvia, a construit ce martyrion de saint Thomas à l’époque de la dixième indiction, an 737 » [21]. C’est peut-être cette même femme qui, sous son nom grec d’Eugraphia, reçut une lettre de consolation à la mort de son époux de la part de l’évêque Théodoret de Cyr [22] probablement peu de temps après la fête de Pâques 449. Rien dans la lettre ne permet de cerner l’identité d’Eugraphia si ce n’est que l’évêque donne à sa correspondante le titre rare de « votre majesté », ce qui renvoie au haut-statut social de la correspondante de Théodoret, bien au-dessus de celui des nobles de provinces et des curiales des petites villes d’Orient. Une autre personne peut encore être mis en relation avec « notre » Eugraphia. Il porte le même nom qu’elle et arbore un titre que Constantinople réservait aux chefs arabes alliés, celui de phylarque. Cet phylarque Eugraphios, connu par une inscription à Aphrodisias en Carie [23] nous permet là encore de rapprocher la haute aristocrate de Constantinople du monde des tentes auquel elle fut arrachée à l’âge de 15/16 ans. De telles trajectoires étaient tout à fait possible à la Cour cosmopolite des Théodoses où la fille d’un prince maure de l’Atlas fut donnée en mariage au neveu de l’impératrice Flacilla [24] et où l’empereur lui-même épouse une jeune femme dont le père était franc.

 

[1] Palladius, Dialogue sur la vie de Jean Chrysostome, 4, 89-99

[2] Jean Chysostome est mort quelques semaines plus tôt, le 13 septembre 407

[3] Fr. Pachoud dans son commentaire du livre V de l’Histoire nouvelle de Zozime, C.U.F, 1986, p. 199, reconnaît dans cette périphrase qui désigne les ennemis du « régent » d’Occident Stilichon en 405 le préfet du prétoire d’Orient Anthemius le consul Aurelianus et le comte des largesses sacrées Jean, ceux-là même qui provoquèrent la chute de l’évêque Jean en 404.

[4] Palladius, Dialogue, 4, 89-98.

[5] Zozime, Histoire nouvelle, 5, 24, 2.

[6] Palladios, Dialogue, 8, 74-90.

[7] Flavius Promotus : P.L.R.E. I, pp. 750-1.

[8] Chr. Baur, Chrysostom and His Time, p. 189.

[9] Flavius Saturninus 10 : P.L.R.E. I, pp. 807-8.

[10] Kim Bowes, Private Worship, Public Values and Religious Change in Late Antiquity, 2008, p. 119.

[11] P.L.R.E. 2, p. 416.

[12] Sozomène, Histoire ecclésiastique, 6, 38

[13] Rufin, Histoire ecclésiastique, 2, 2-9 ; Socrate, Histoire ecclésiastique, 4, 36.

[14] Irfan Shahid, Byzantium and the Arabs in the Fourth Century, Dumbarton Oaks, 1984, pp. 194-195.

[15] Palladius, Dialogue, 15, 79

[16] Victor 1 : P.L.R.E. 2, 1158. Si ce Victor est bien le fils du général d’origine sarmate, ce tribun est à identifier au consul de 424, Victor 2 : P.L.R.E. 2, 1158

[17] Palladius, Dialogue, 4, 34

[18] Vie d’Isaac, 3, 10. La localisation correspond à la « propriété de Victor » citée par Palladius

[19] Vie d’Isaac, 4, 14

[20] Théodoret de Cyr, Histoire ecclésiastique, 4, 34, 3 ; Vie d’Isaac, 2, 7-8.

[21] AE 1947, 193 ; AE 2002, 1505

[22] Théodoret de Cyr, Lettre 8

[23] Ch. Roueché, Aphrodisias in Late Antiquity, no. 201

[24] Savina, fille de Gildon : P.L.R.E. 1, 799