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Accueil du siteCOLLOQUES DE PATRISTIQUE DE LA ROCHELLELes Pères de l’Eglise et les ministères
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lundi 10 août 2020
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Les Pères et les ministères : les communications
jeudi 8 mai 2008
par Pascal G. DELAGE
popularité : 9%

Marc MILHAU (Université de Poitiers) Saint Martin exorciste. Sulpice Sévère nous apprend qu’avant d’être élu évêque de Tours, le moine Martin fut ordonné exorciste par Hilaire, évêque de Poitiers. Notre enquête sur Martin exorciste tirera parti du témoignage de Sulpice Sévère dans sa Vie de Martin et dans l’ouvrage destiné à la compléter, récemment paru dans la collection des Sources Chrétiennes, Gallus - Dialogues sur les « vertus » de saint Martin. Les informations contenues dans ces deux livres seront interprétées d’après ce que nous savons par ailleurs de la fonction d’exorciste dans les premiers siècles de l’Eglise.

Gérard NAUROY (Université de Metz) Ministère chrétien et modèles bibliques chez Ambroise de Milan. La question des ministères dans l’Église de Milan à l’époque et à travers le témoignage de saint Ambroise a été étudiée dans un ouvrage classique de Roger Gryson, Le prêtre selon saint Ambroise, Louvain 1968, qui s’inscrivait d’ailleurs dans une bibliographie déjà riche ce sujet. Un aspect a été laissé en marge de ces études, qui est le souci chez Ambroise d’inscrire la fonction ecclésiastique dans la continuité de l’Écriture, l’évêque de Milan se présentant volontiers, au besoin sur le mode de la dénégation, comme un nouvel Aaron ou un nouvel Éléazar. C’est cette inscription du ministère chrétien dans une perspective exégétique, autrement dit le rapport, souligné plus d’une fois dans l’œuvre d’Ambroise, entre le sacerdoce de l’évêque milanais et certaines figures bibliques - prêtres ou prophètes -, y compris celle du Christ lui-même, que s’attache à préciser l’étude de Gérard Nauroy.

Michel-Yves PERRIN (Université de Rouen) Dans quelle mesure peut-on parler de « vocation au ministère » dans l’orbis christianus antique ? Si la question du choix des évêques dans l’antiquité tardive a traditionnellement suscité l’intérêt des historiens, il en va généralement de manière différente de celui des autres clercs, et en particulier des prêtres et des diacres. A cela assurément une première raison : la faiblesse de la documentation disponible. Cette communication cherchera à rassembler le matériel utilisable et s’interrogera sur l’articulation entre le désir du sujet d’exercer un ministère d’une part, et d’autre part, les sollicitations et choix des autorités ecclésiastiques et/ou des fidèles.

Luce PIETRI (Université de la Sorbonne) Le ministère des prêtres de parochiae dans la Gaule de l’Antiquité Tardive. L’enquête portera sur les presbyteri exerçant leur ministère en territoire rural dans le cadre d’une parochia, à l’exclusion de ceux desservant un oratoire édifié dans un domaine privé par le propriétaire de ce dernier. Il s’agit d’une part de mesurer l’étendue des responsabilités qui leur sont progressivement accordées par la législation canonique, leur concédant, sous la tutelle de l’évêque siégeant au chef-lieu de la civitas, une certaine autonomie financière et des fonctions pastorales plus étendues. Les règles normatives élaborées par les Pères conciliaires doivent d’autre part être confrontées à l’exercice concret des ministères ruraux tel que le révèlent les sources reflétant la réalité vécue (textes historiques, hagiographiques, épigraphiques …), dans le cadre des progrès de la mission évangélisatrice auprès des rustici. A partir d’un recensement de tous les prêtres de parochiae connus entre la fin du IVe et la fin du VIe s., on peut espérer cerner le rôle effectif de ces prêtres au service de la cura animarum.