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Accueil du siteCHRISTIANISATION DE L’AQUITAINEEutrope de Saintes
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mardi 15 septembre 2020
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VIENT DE PARAITRE
mardi 15 septembre

Bernadette CABOURET

LA SOCIETE DE L’EMPIRE ROMAIN D’ORIENT : IVe-VIe SIECLE

On peut choisir d’étudier l’Empire romain par le biais des événements généraux et des vicissitudes militaires ou politiques, on peut faire l’histoire des grands hommes en suivant des sources antiques qui les ont privilégiés. Mais on peut aussi s’intéresser aux composantes anonymes de la société qui a incarné cette histoire. Les femmes et les hommes qui ont peuplé villes et campagnes de l’Orient romain sont ici présentés en une période particulière, celle de l’Antiquité tardive. Pourquoi l’Antiquité tardive ? C’est une époque de bouleversements et de profonds remaniements : le gouvernement impérial devient un dominat, l’Etat impose des contraintes qui sont vivement ressenties et l’économie se transforme, la séparation est consommée entre l’Orient et l’Occident et le christianisme modifie les comportements, les pensées, bref paraît irriguer et informer la société.

Éditeur : Presses Universitaires Rennes

ISBN : 978-2753579835

 
De la légende à l’histoire.
mercredi 10 octobre 2018
par Pascal G. DELAGE
popularité : 4%

Or il se trouve qu’en cette fin de VIe siècle, l’évêque Palladius de Saintes était à la recherche de ce surplus d’autorité spirituelle. Certes il appartenait à une grande famille gallo-romaine du centre de la Gaule (Bourges) mais il vivait probablement assez mal comme d’autres prélats issus des anciens milieux sénatoriaux cette immixtion des princes francs en Aquitaine. Aussi multiplie-t-il les fondations pieuses comme ses ancêtres ( on lui doit les églises Saint-Etienne, Saint-Eutrope et la rénovation de la cathédrale Saint-Pierre), mais il va aussi se livrer à un jeu politique dangereux en soutenant contre les rois francs un usurpateur, Gondevald, qui se trouvait être un agent de l’empereur de Constantinople. Il s’en fallut de très peu pour qu’il n’y perde la tête !

En tout cas, il se retrouva placé sous l’autorité spirituelle et la férule disciplinaire du métropolitain de Bordeaux qui, depuis la mort de Leontius vers 570, était Bertrachmus, un Franc apparenté aux fils de Clotaire. Position très délicate et peu confortable que celle de Palladius. Dans ces conditions, l’invention des reliques d’Eutrope et de la redécouverte de son martyre tombaient providentiellement à point pour redorer le blason de Palladius ! Comment le métropolitain de Bordeaux pourrait-il prétendre régenter celui qui était l’élu d’un martyr et qui, plus est, d’un martyr de la première génération apostolique, envoyé par un des premiers successeurs de Pierre quand l’Eglise de Bordeaux ne pouvait s’enorgueillir d’aucun martyr et qu’elle ne prétendait remonter qu’au début du IVe siècle ! Or il est plus que probable que c’était l’Eglise de Bordeaux qui conservait la mémoire la plus fiable.