Caritaspatrum
Accueil du siteCOLLOQUES DE PATRISTIQUE DE LA ROCHELLELes Pères de l’Eglise et les pauvres
Dernière mise à jour :
dimanche 20 septembre 2020
Statistiques éditoriales :
866 Articles
1 Brève
78 Sites Web
68 Auteurs

Statistiques des visites :
1296 aujourd'hui
1541 hier
925287 depuis le début
   
Les Pères et les pauvres : les communications
jeudi 8 mai 2008
par Pascal G. DELAGE
popularité : 3%

Michel COZIC (Université de Poitiers), Le pauvre selon Pelage : De Job au Christ ?
En tenant compte de la personnalité du moine breton et des influences qu’il a pu subir (et accepter ou non !), en examinant surtout son souci d’une spiritualité pragmatique appuyée paradoxalement sur une confiance étonnante en la nature humaine et la persuasion d’une sainteté exigeante à la portée de tous, nous nous proposons de voir pourquoi, à travers les œuvres maîtresses de l’auteur, il a privilégié la figure de Job : était-il une figure du Christ ou le modèle d’un stoïcien chrétien ? Son message nous concerne-t-il encore ?

Pascal Gr. DELAGE (Séminaire de Bordeaux),
Qu’un riche ne soit pas ordonné évêque…
Dans un ouvrage récent, Peter Brown rappelait l’appartenance de la grande majorité de l’épiscopat des IIIe/IVe siècles à la « middle class » alors même que la conversion de Constantin et la christianisation des cadres de l’Empire allaient mettre très rapidement les évêques à la tête des cités. Les nouveaux privilèges accordés au clergé rendaient l’épiscopat désirable pour les puissants qui pouvaient y voir une façon de conforter leur pouvoir personnel, ce que dénonce déjà la législation de Constantin et de ses fils. Mais de son côté le corps épiscopal ne fut pas sans voir le danger d’une telle évolution. C’est ce que donne en particulier à entendre le canon 13 (X) du concile de Sardique en 343 qui promeut pour la première fois la nécessité d’un cursus ecclésiastique pour accéder à l’épiscopat et le mettre ainsi à l’abri « des riches, des rhéteurs et des fonctionnaires ».

Janine DESMULLIEZ (Université de Lille III), Paulin de Nole et la paupertas.
Paulin est le modèle du riche aristocrate devenu pauvre : ex opulentissimo diuite uoluntate pauperrimus, qui a mis en pratique la parole évangélique : « si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ». Comment Paulin et sa soror Therasia ont-ils vécu leur idéal de pauvreté ? De quelle manière se sont-ils séparés de leurs biens ? Le rejet programmé de leurs richesses a-t-il été effectif ? Nous nous efforcerons de répondre à cette problématique en nous appuyant sur le témoignage des lettres de Paulin.