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Collection « Colloques de La Rochelle »
jeudi 15 avril 2021

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Les Pères de l’Église et les femmes (colloque 2003)

Souvent les Pères de l’Église sont taxés de misogynie. Sans nier les propos polémiques ou les formules lapidaires d’un Tertullien ou d’un Jean Chrysostome, les Actes du Colloque de La Rochelle invitent à découvrir une réalité plus nuancée.

Ainsi le bouillant Jérôme n’aurait pu bâtir son œuvre immense sans la présence à ses côtés de puissantes matrones romaines. Les sœurs d’Ambroise de Milan et de Basile de Césarée les précédent dans leur conversion. Qui ne connaît les larmes de la mère d’Augustin ? Pourrait-il y avoir des Pères de l’Église sans « mères » ?

Les diverses communications du colloque placé sous le double patronage de la faculté de droit de La Rochelle et du diocèse de La Rochelle et Saintes, font redécouvrir des femmes vivant dans l’entourage des Pères, sollicitant conseils spirituels et règles de vie, inspiratrices en matière d’orthodoxie ou rebelles aux nouveaux univers dogmatiques ou anthropologiques qui se mettent alors en place. Femmes tour à tour égéries, philothées ou hérétiques.

Sans cette interaction féconde, parfois tendue, rarement évoquée, maints traités des Pères n’auraient pas vu le jour. Les communications du colloque « Les Pères de l’Eglise et les femmes » s’efforcent de mesurer et de préciser la distance qui existe entre le discours convenu et cet art de vivre que, hommes et femmes, ils inventèrent, portés par un même idéal évangélique.

ISBN : 2-9521073-0-0

Prix : 28 €

Les Pères de l’Église et la voix des pauvres (colloque 2005)

Les Pères de l’Église : une redoutable actualité. Écoutez : « Qui êtes-vous, vous qui adorez le Christ dans les ors de l’autel et le méprisez dans les haillons du pauvre ? » lance Jean Chrysostome à son auditoire de riches citadins.

Alors que la prédication chrétienne à la fin de l’Antiquité a effectivement changé la perception et la place sociale des personnes en situation de précarité et d’exclusion, il reste un autre défi à relever : que le pauvre puisse faire entendre sa voix, qu’il puisse exister comme une personne, comme un frère. Nourrir ne suffit pas, nourrir ne suffit plus. Il faut partir à l’écoute de ceux que Paulin de Nole appelait « nos Seigneurs les Pauvres ».

C’est ce que nous proposent patristiciens, historiens et acteurs de la solidarité au gré de ces communications qui tout en nous faisant entrer dans une plus grande intelligence de la vie des premières communautés chrétiennes, nous interrogent sur ce que deviennent justice et respect des plus petits dans notre société contemporaine.

ISBN : 2-9521073-1-9

Prix : 22 €

Les Pères de l’Église et les ministères (colloque 2007)

Si les modalités du choix et de l’exercice du ministère des évêques dans l’Antiquité tardive ont suscité bien des études, il n’en va pas de même pour les autres ministères, moins bien documentés ; ce sont eux qui ont retenu l’attention du IIIe colloque de La Rochelle.

Choix, nomination et fonctions des ministres ; origines sociales et familiales ; hiérarchie et relations réelles ou idéales entre l’évêque et ses clercs dans un souci d’unité du clergé, donc de l’Église ; activité pastorale, mais aussi rôle social des prêtres et des diacres dans les communautés urbaines ou rurales ; place de la prédication et de la célébration des mystères dans le ministère du prêtre ; et qu’en est-il lorsque l’aura des confesseurs ou le charisme des moines risque d’entraver l’exercice des ministères ?

Autant de points abordés en tenant compte des évolutions, du milieu du IIIe au Ve siècle, et de la diversité régionale.

ISBN : 2-9521073-2-7

Prix : 32 €

Les Pères de l’Église et les dissidents (colloque 2009)

Dessiner la communion. Dissidence, exclusion et réintégration dans les communautés chrétiennes des six premiers siècles

A partir du moment où l’on pense la communion en termes de contours plutôt que de simple centre, on sous-entend un dedans et un dehors, vocabulaire qui fleurira notamment sous la plume d’un Cyprien. Qui dessine la communion dessine l’exclusion. L’idée que la communion a un contour a parfois trouvé un support biblique dans le verset fameux : « Ne déplace pas les bornes éternelles que tes pères ont posées » (Pr 22, 28). Or ce verset a été par ailleurs, au IVe siècle, l’un des lieux scripturaires sur lesquels s’est cristallisée la notion de « pères de l’Église » qui prend forme à cette époque dans le sillage du concile de Nicée. Autrement dit, il y a un lien spécial entre les contours de la communion et l’activité des Pères de l’Église, ce qui justifie un peu plus le choix de ce thème pour un colloque patristique (Bernard Meunier).

Si les communautés chrétiennes ont dû faire face très tôt à des crises et à des tensions - voir les Actes des Apôtres et les démêlés de Paul avec les Judaïsants - le principe de la réconciliation des personnes s’est imposé très tôt au nom de l’idéal de pleine communion. Mais que faire lorsque des groupes, des communautés, voire des Églises entières, se mettent au ban de la communion fraternelle sans toujours avoir conscience d’agir en « hérétiques » ou « schismatiques » ? Qui, des clercs, de l’opinion publique ou de la police impériale, prononcera l’excommunication, choisira les modalités de son application, et au nom de quelle autorité ? Mais dans quelle mesure ces groupes se reconnaissaient-ils derrière ces mots-sanctions d’« hérétiques » ou de « schismatiques » ? Avaient-ils eu seulement conscience de se mettre à l’écart de la Grande Église par des discours ou des actes qui furent alors jugés comme irrecevables ou de nature à mettre en péril le projet chrétien ? A quel moment et selon quels critères pouvait aussi être envisagée une réconciliation et quels en seraient les acteurs ? Le IVe colloque de Patristique et d’Histoire ancienne de La Rochelle s’est attaché, par une approche plurielle, à ces questions qui touchent autant dogmes et rites que les manières de donner corps au christianisme dans l’Antiquité tardive. Il permet ainsi de cerner le rapport entre une Église visible, en lien avec le social et le politique, et une Église invisible et à-venir dont l’unité sera garante de sa sainteté.

ISBN : 978 – 9534283-1-5

Prix : 34 €

Les Pères de l’Église et la chair (colloque 2011)

Entre incarnation et diabolisation, les premiers chrétiens au risque du corps

Le sujet retenu pour ce colloque était ambitieux puisqu’il portait sur les chrétiens et leur corps ; un sujet qui a beaucoup préoccupé les anthropologues et les historiens de la société romaine tardive et médiévale, sans pour autant que des préjugés courants ne soient dissipés. L’ouvrage vise à proposer des réflexions sur ce que les textes fondateurs du christianisme, les écrits bibliques et les commentaires patristiques proposent sur ce sujet.

En l’espace de deux jours et demi, les auteurs antiques abordés ont été nombreux et le champ de la patristique (principalement grecque et latine) a été ardemment labouré. Surtout, il est ressorti des différentes communications et des textes écrits transmis par la suite que le christianisme donne une place centrale au corps. Cette importance du corps est largement liée au dogme de l’Incarnation du Christ qui fait l’originalité du christianisme. Si Dieu prend chair, alors la chair peut être divinisée, ce qui résume en soi toute sa valeur (Béatrice Caseau).

Chez nombre de nos contemporains marqués par la pensée de Nietzsche ou plus récemment par les considérations de Michel Onfray, le christianisme est la religion de la négation de la chair. La chair comme lieu de l’épanouissement du désir sexuel mais pas seulement : que l’on pense à la bonne chère des gourmets, à l’effort magnifié des sportifs, au bien-être procuré par une thalassothérapie… Or, comment ne pas être frappé par ce paradoxe : au cœur de la foi chrétienne, il y a l’incarnation, le « devenir-chair » de Dieu, et au cœur de sa pratique, la communion à la chair du Christ ? Comment rendre compte d’un tel décalage – s’il est bien effectif – entre les présupposés de la foi chrétienne et ses réalisations historiques et contingentes ? Certes il y a bien Paul de Tarse et sa mise en garde contre l’empire de la chair, mais c’est très rapidement sur les Pères de l’Église et leurs enseignements que se porte le soupçon.

A partir d’Origène (début IIIe siècle) se multiplient les appels à la continence et les discours affirmant la supériorité du célibat sur le mariage. Les chrétiens désertent les lieux habituels de la sociabilité gréco-romaine que sont le stade, le théâtre ou encore les thermes. La frugalité du monachisme frise parfois la mise en danger d’autrui. Tout cela pour soumettre la chair, quitte à l’assommer ! Il restait à vérifier si une telle présentation aussi rapide qu’interprétative est conforme à ce qu’ont vécu réellement les premiers chrétiens de cette relation à la chair comme lieu de leur « être au monde ». C’est à cette tâche que s’est efforcé de répondre le Ve colloque de Patristique de La Rochelle.

ISBN : 978-2-9534283-4-6

Prix : 34 €

Les Pères de l’Église et le pouvoir (colloque 2013)

L’impact de la faveur impériale sur l’exercice ecclésial du pouvoir

Les défis et les possibilités d’action pour l’Église à partir du quatrième siècle étaient profondément différents de ceux qui prévalaient avant Constantin. La possibilité de véritablement exercer un pouvoir s’est présentée alors pour la première fois : l’idéalisation de la période pré-nicéenne semble présupposer qu’il n’y a pas d’autre alternative pour contrer l’abus du pouvoir que celle de son abandon. A ce titre, étudier l’exercice ecclésial du pouvoir entre les quatrième et septième siècles pourrait donc s’avérer tout à fait profitable pour aborder à frais nouveaux des questionnements hautement contemporains quant aux relations Etats-religions (Peter Van Nuffelen).

Plutôt donc que de reprendre à l’occasion du dix-septième centenaire de l’« Edit de Milan », le dossier si souvent traité des rapports entre Église et État, c’est à l’impact même de cette faveur nouvelle des empereurs romains, puis de certains de leurs successeurs barbares en Occident, sur la vie des Églises, que s’est attaché le VIe colloque d’Histoire religieuse et de Patristique de La Rochelle, colloque proposé par l’association Caritaspatrum avec le soutien de l’Université de Droit de La Rochelle.

ISBN : 978-2-9534283-7-7

Prix : 32 €

Les Pères de l’Église à l’écoute du Peuple de Dieu (colloque 2015)

Sensus Fidelium et discours autorisés dans l’Antiquité tardive

Sensus Fidelium et discours autorisés dans l’Antiquité tardive Tout au long de l’antiquité chrétienne et tardive, on rencontre sous des formes variées sinon l’expression, du moins l’idée du sensus fidelium, ce sens aiguisé qui agit au sein de la communauté comme un flair, un instinct pour repérer l’authenticité de la foi. Dans un mouvement d’adhésion plein et entier à la « Tradition qui vient des apôtres », le sensus fidelium peut d’abord jouer un rôle de conservation et de préservation. Mais les circonstances ne manquent pas pour lesquelles le sensus fidelium joue également un rôle de discernement : au sujet du contenu de la foi mise en question, et de sa transmission dans son intégrité. En outre, le souci de rechercher des voies toujours nouvelles d’actualisation et d’inculturation peut manifester aussi un sensus fidelium soucieux d’entrer en dialogue avec le monde contemporain.

Comment cette catégorie a-t-elle émergé et selon quel vocabulaire grec, syriaque, latin… ? Comment les figures d’autorité ecclésiale, les Pères, font-ils écho à ce flair du peuple, dans ses trois dimensions réceptive, active et prospective ? Quel statut lui confèrent-ils, alors qu’ils sont eux-mêmes profondément engagés dans l’élaboration du discours théologique ? Loin de s’identifier à l’expression d’une démocratie d’opinion, qui l’emporterait simplement par le nombre, cette perspicacité s’est même fréquemment exercée au sein de minorités : comment les Pères l’ont-ils accueillie, consultée, soutenue ou contestée ?

La rencontre des Pères avec cette réalité touche à l’articulation de la foi spontanée et de la foi éclairée, aux rapports entre foi, théologie et Magistère, à la question du dialogue ecclésial, mais aussi au processus d’émergence d’une orthodoxie : autant de questions que ce colloque a cherché à approfondir afin de mieux évaluer l’impact de ce sensus fidelium.

ISBN : 979-10-95732-00-6

Prix : 32 €

A PARAÎTRE

Les Pères de l’Église et les Barbares (colloque 2017)

Dernier trimestre 2020

Les barbares sont définis, étymologiquement, comme ceux qui ne parlent pas correctement la langue grecque ni, par extension, le latin. Ils sont le plus souvent extérieurs à l’Empire. Leur caractère d’« étrangers » s’étend donc à leurs modes de vie, leurs traditions, leurs croyances, ainsi qu’à leur organisation politique. A la pluralité de l’origine géographique des barbares, il faut aussi ajouter que leur impact va se modifier au gré même de l’évolution de l’Empire.

Or la réaction de Rome devant les barbares ne se vit pas dans un face à face binaire ; la présence du christianisme traverse ces relations et la dimension religieuse de la gestion du phénomène est particulièrement intéressante à étudier. Les Pères de l’Église se trouvent ainsi aux premières loges des grandes questions autour de la définition dialectique d’un « nous » et d’un « eux » ou encore de la possibilité de vivre ensemble. Ce colloque voudrait prendre le temps de leur donner la parole : qui sont pour eux les barbares ? Partagent-ils toujours les topoi rhétoriques qui en font des sauvages conquérants, mettant en cause jusqu’à l’existence même de Rome ? Les Pères portent en eux le double héritage de la tradition biblique et de la culture gréco-latine. A la lumière de cette double appartenance, quelle interprétation religieuse donnent-ils des changements géopolitiques ? Quel regard posent-ils sur les frontières mouvantes entre civilisation et barbarie au sein de cette triangulation de relations entre culture païenne, culture barbare, et christianisme : car le « barbare » n’est pas forcément « païen », et les Pères s’inscrivent dans un mouvement, déjà engagé de longue date, de valorisation de la culture de l’autre au service de l’évangélisation.

Coédition Caritaspatrum-Parole et Silence

Prix : 22 €

Les Pères de l’Église et les esclaves (colloque 2019)

Premier trimestre 2021

1848 : 170 ans se sont écoulés depuis l’abolition de l’esclavage. On peut s’étonner aujourd’hui de la lenteur de la prise de conscience qui a abouti à cette abolition, mais c’est oublier à quel point l’esclavage a constitué une structure indispensable à la pérennité de nombreux systèmes économiques, sociaux et politiques. L’Empire romain était lui-même largement tributaire de cette réalité complexe.

Les travaux historiques sur l’esclavage dans l’Empire ne cessent de mettre en lumière des paradoxes. Notre colloque cherchera à éclairer particulièrement les paradoxes qui surgissent de la littérature chrétienne de l’Antiquité Tardive à ce sujet ; si Paul de Tarse proclame« Baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ : il n’y a plus ni esclave ni homme libre… » (Ga 3, 28), il prêche aussi la résignation aux esclaves et la bonté aux maîtres (Col 3, 22-4, 1, Ph 1, 10-19) comme s’il n’envisageait pas de pouvoir contester son maintien effectif. La libération de l’esclavage ne peut-elle se concevoir que de façon spirituelle pour le christianisme antique ?

Lors de ce colloque, il s’agira de mesurer comment, fils de leur temps, certains Pères ont reproduit les catégories de pensée de leur époque alors que d’autres ont effectivement contribué à l’amélioration du sort des esclaves ; comment certains auteurs chrétiens sont-ils passés de la réflexion théologique à des conséquences pratiques et concrètes (rachats d’esclaves, affranchissements par testament…) ? Des liens explicites existent-ils avec la frange profane déjà prête à ce saut qualitatif ? Finalement c’est le mécanisme complexe de la participation du christianisme à un changement de société qui sera interrogé à travers cette question.

Coédition Caritaspatrum-Parole et Silence

 
Documents joints à cet article :