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jeudi 30 juillet 2020
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VIENT DE PARAITRE
lundi 10 février

Claire SOTINEL (dir.)

ROME, LA FIN D’UN EMPIRE. De Caracalla à Théodoric, 212-fin du Ve siècle

En 212, l’empereur Caracalla confère par édit la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’Empire. Cette mesure couronne une évolution séculaire vers un empire à la fois politiquement unifié et culturellement universel. En 527, les élites romaines prennent conscience que les royaumes gothiques ont achevé de tuer l’Empire d’Occident. Le passage de témoin à l’Empire byzantin se réalise dans un Ve siècle qui se termine lorsque l’empereur Justinien tente de reconstituer une unité impériale universelle, sur des bases devenues profondément différentes de celles qui avaient fondé l’Empire romain.

Éditeur : Belin

ISBN : 978-2-7011-6497-7

 
De la légende à l’histoire.
mercredi 10 octobre 2018
par Pascal G. DELAGE
popularité : 13%

Or il se trouve qu’en cette fin de VIe siècle, l’évêque Palladius de Saintes était à la recherche de ce surplus d’autorité spirituelle. Certes il appartenait à une grande famille gallo-romaine du centre de la Gaule (Bourges) mais il vivait probablement assez mal comme d’autres prélats issus des anciens milieux sénatoriaux cette immixtion des princes francs en Aquitaine. Aussi multiplie-t-il les fondations pieuses comme ses ancêtres ( on lui doit les églises Saint-Etienne, Saint-Eutrope et la rénovation de la cathédrale Saint-Pierre), mais il va aussi se livrer à un jeu politique dangereux en soutenant contre les rois francs un usurpateur, Gondevald, qui se trouvait être un agent de l’empereur de Constantinople. Il s’en fallut de très peu pour qu’il n’y perde la tête !

En tout cas, il se retrouva placé sous l’autorité spirituelle et la férule disciplinaire du métropolitain de Bordeaux qui, depuis la mort de Leontius vers 570, était Bertrachmus, un Franc apparenté aux fils de Clotaire. Position très délicate et peu confortable que celle de Palladius. Dans ces conditions, l’invention des reliques d’Eutrope et de la redécouverte de son martyre tombaient providentiellement à point pour redorer le blason de Palladius ! Comment le métropolitain de Bordeaux pourrait-il prétendre régenter celui qui était l’élu d’un martyr et qui, plus est, d’un martyr de la première génération apostolique, envoyé par un des premiers successeurs de Pierre quand l’Eglise de Bordeaux ne pouvait s’enorgueillir d’aucun martyr et qu’elle ne prétendait remonter qu’au début du IVe siècle ! Or il est plus que probable que c’était l’Eglise de Bordeaux qui conservait la mémoire la plus fiable.