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Accueil du siteCOLLOQUES DE PATRISTIQUE DE LA ROCHELLELes Pères de l’Eglise et les ministères
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mercredi 5 août 2020
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Les Pères et les ministères : les communications
jeudi 8 mai 2008
par Pascal G. DELAGE
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Anne LEFEBVRE-TEILLARD (Université de Paris II) L’institutionnalisation du clergé aux IVe-Ve siècles. Au cours de ces deux siècles qui voient le christianisme devenir religion d’Etat, on assiste au développement de règles tant internes à l’Eglise qu’externes qui vont faire du clergé un « ordo » hiérarchisé, bénéficiant d’un véritable statut au sein de l’Empire romain. Si certaines de ces règles ne font que prolonger ou préciser d’anciennes prescriptions dont témoignent les collections canonico-liturgiques des siècles précédents, d’autres au contraire sont entièrement nouvelles. L’activité conciliaire particulièrement intense à partir du IVe siècle est avec la législation impériale la source principale de cette « institutionalisation » du clergé et, plus largement, de l’Eglise désormais insérée dans la vie séculière.

Denis LENGRAND (Université de Lille), L’évêque d’Hippone et ses clercs. En tant qu’évêque, Augustin avait la responsabilité de recruter les prêtres, de participer au recrutement de collègues et d’intervenir en cas d’errements. Les sermons et les lettres d’Augustin permettent de mesurer l’importance de la pression du peuple chrétien, les tentations, le rôle de l’argent, et d’évaluer l’aide apportée par ces prêtres à leur évêque.

Pierre MARAVAL (Université de la Sorbonne) Le sacerdoce selon Grégoire de Nysse. Grégoire de Nysse n’a pas écrit un traité sur le sacerdoce, mais quelques pasages de ses œuvres donnent un aperçu de celui-ci. Pour en parler, il n’utilise que le vocabulaire sacral (hiéreus, hiéros, hiérateuma…), et s’il relève les fonctions de guide et de chef du prêtre (hiéreus), il insiste surtout sur sa fonction d’enseignement : c’est un « mystagogue des mystères cachés ». D’où la qualité essentielle qui doit être la sienne : la connaissance, acquise par la contemplation, de ces mystères.

Annick MARTIN (Centre Lenain de Tillemont) Encadrement ecclésiastique, organisation des communautés locales et développement du christianisme en Égypte au IVe siècle. La christianisation en Égypte connaît un temps fort entre le milieu du IIIe siècle et 325 (concile de Nicée), puis une progression plus ralentie jusque dans le premier quart du Ve siècle. Elle s’est accompagnée du développement de sièges épiscopaux, créés pour l’essentiel avant 325, et d’un système de paroisses urbaines et rurales au rythme de la demande locale. De ce clergé, nous étudierons les caractéristiques, à la fois communes aux autres Églises et propres à l’Église d’Égypte, en nous efforçant, autant que la documentation l’autorise, d’entrer dans le fonctionnement concret des églises locales. Seront ainsi étudiés le recrutement, les conditions sociales et le niveau de culture de ces clercs, ainsi que leur rôle dans la transformation des comportements et des pratiques. En même temps que se définit un ordre clérical au sein de la communauté chrétienne, prêtres et diacres en effet sont de plus en plus impliqués dans la société égyptienne, au point d’être ressentis par une grande partie des populations rurales et urbaines comme de nouveaux protecteurs.