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Accueil du siteCOLLOQUES DE PATRISTIQUE DE LA ROCHELLELes Pères de l’Eglise et les ministères
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mercredi 5 août 2020
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Les Pères et les ministères : les communications
jeudi 8 mai 2008
par Pascal G. DELAGE
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Benoît GAIN (Université de Grenoble) La continence des clercs : ascétisme ou pureté rituelle ? Dans les premiers siècles, la continence de nombreux clercs tranchait sur les pratiques de la plupart des cultes païens. Laissant de côté les problèmes canoniques posés par le mariage d’un clerc majeur (c’est-à-dire diacre, prêtre, évêque) postérieurement à son ordination, par le remariage des mêmes clercs (« digames » ayant contracté un premier mariage avant ou après leur baptême), on examinera les opinions des écrivains et des autorités ecclésiastiques des premiers siècles relatives à la copula conjugalis des clercs : l’Occident est plus restrictif que l’Orient. Les recommandations plus ou moins fermes des pasteurs, des moines et des conciles, en faveur de la continence totale des clercs après leur ordination, s’appuyaient-elles sur une interprétation excessive de certains textes néotestamentaires, notamment pauliniens ? Sur un désir de perfection ascétique, peut-être inspiré par l’exemple du Christ lui-même ? Sur l’observation de convenances auxquelles il convenait aux ministres de la Nouvelle Alliance de se conformer ? Sur l’application abusive à ceux-ci de certaines prescriptions de pureté contenues dans la Loi mosaïque et adressées aux prêtres de l’Ancienne Alliance ? Les zélateurs chrétiens de la continence auraient-ils subi l’influence de groupes sectaires juifs, alors que l’orthodoxie juive était largement favorable au mariage ? S’agissant d’une période où les points de vue et les interprétations ont profondément varié ( il convient de rappeler qu’en Occident l’obligation du célibat sacerdotal ne remonte qu’au Ier concile du Latran [1123]), on s’efforcera, loin des polémiques passées ou plus récentes, de présenter l’idéal proposé, la législation de l’Eglise ancienne et les témoignages avérés dans les différentes régions.

Benoît JEANJEAN (Université de Brest) La figure idéale de l’évêque chez les Pères latins à partir de leur lecture de Tt 1, 5-9 et 1 Tm 3, 2-7. Les recommandations de Paul à Tite (Tt1, 5-9) et à Timothée (1 Tm 3, 2-7) définissent « la figure idéale de l’évêque ». Etudier l’utilisation de ces textes chez les Pères Latins permet de montrer leur conception de l’évêque idéal et de la confronter avec la réalité des évêques de leur temps.

Patrick LAURENCE (Université de Tours) Les diaconesses au Bas-Empire. Il s’agit ici de proposer un large panorama de la situation des diaconesses au Bas-Empire, en tenant compte à la fois de l’évolution de l’institution (si institution il y a ), des rapports que cette fonction entretient avec d’autres telles que le veuvage chrétien et la virginité consacrée. On tiendra compte des différences (essentielles) entre l’orient et l‘occident, et quelques exemples seront données pour comprendre la manière dont le diaconat féminin a pu se manifester dans des situations concrètes.

Jacqueline LAURENCE et Diane DE LA VALLEE- POUSSIN (épouses de diacres. Diocèse de Versailles) Des ministres mariés dans l’Eglise Catholique Romaine : le diaconat, vu par des épouses. Le diaconat permanent a été rétabli par le Concile Vatican II, et les premiers diacres ordonnés il y a environ une trentaine d’années. Aujourd’hui, dans notre diocèse 20% des ministres ordonnés sont des diacres, et plus de 90% sont mariés. Nous vivons un changement de profil du ministre ordonné : le diaconat n’est pas perçu comme un premier pas vers une prêtrise mariée, mais une ouverture de l’église vers ceux qui se sentent marginalisés ou loin de l’institution Eglise. Le diacre, homme marié, père de famille, gagnant sa vie par son travail, est au cœur de ce monde en mutation. C’est dans ce sens que seront abordés les trois sujets suivants : l’appel diaconal : sa spécificité, l’engagement du couple, la formation proposée, la position de la femme, les enfants ; la vie spirituelle du couple ; l’insertion dans l’église locale et diocésaine de l’un et de l’autre.