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Accueil du siteCHRISTIANISATION DE L’AQUITAINEEutrope de Saintes
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jeudi 25 février 2021
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VIENT DE PARAITRE
mardi 15 décembre

Jonathan CORNILLON

TOUT EN COMMUN ? La vie économique de Jésus et des premières générations chrétiennes

De quoi vivaient Jésus et ses disciples ? Comment l’apôtre Paul et ses compagnons finançaient-ils leurs activités missionnaires ? Les prédicateurs des premières générations chrétiennes étaient-ils rémunérés ? Quelles formes prenait la solidarité matérielle des premières communautés chrétiennes ? Cet ouvrage répond à ces questions en abordant l’ensemble des aspects économiques de la vie des premiers chrétiens. Dans tout l’Empire romain, la vie économique des premières communautés chrétiennes, depuis la prédication de Jésus jusqu’à la fin du IIIe siècle, n’était pas un aspect secondaire de leur engagement religieux, profondément lié à une approche éthique et solidaire de la pauvreté. Cela n’était pour autant pas contradictoire avec la mise en place de formes de financement diverses et ambitieuses, dès la prédication de Jésus. Ce livre montre que les exigences de la morale chrétienne s’accompagnaient d’une recherche d’efficacité, même si les abus et les dysfonctionnements n’étaient évidemment pas absents.

Éditeur : Le Cerf

EAN : 978-2204129978

 
De la légende à l’histoire.
mercredi 10 octobre 2018
par Pascal G. DELAGE
popularité : 4%

Il n’y a pas grand chose à tirer de ce texte édifiant qui projette sur le Proche-Orient antique les quelques connaissances que l’on avait des princes arabes médiévaux au prisme des croisades. Cet Eutrope ressemble plus à un cousin du fameux Saladin qu’à un prince parthe du Ier siècle. Notons toutefois deux détails qui ne sont peut-être pas inintéressants pour notre propos. Comment se fait-il que le père d’Eustelle, tout gouverneur romain qu’il est, ne défère pas Eutrope devant son tribunal, ni ne lui intime l’ordre de sacrifier aux dieux ou à César ? Autre point singulier : la mention des bouchers qui sont à l’origine du pogrom dans lequel Eutrope va perdre la vie.

Eutrope entre dans l’histoire

Du XIIe siècle, faisons un bond de six siècles pour nous retrouver à la fin du VIe siècle dans la Gaule des Mérovingiens. Pour la première fois, deux auteurs, Venance Fortunat et l’évêque Grégoire de Tours, l’« historien des Francs », mentionnent l’existence d’un évêque de Saintes nommé Eutrope. Avec eux, nous rentrons sur le terrain plus ferme de l’histoire quoique tous les deux se référent à Eutrope comme à quelqu’un ayant vécu bien longtemps avant eux. Un mot sur ces deux auteurs. D’origine italienne Venance Fortunat est un diplomate et un poète qui décide de rester en Gaule après un pèlerinage (vers 565) sur la tombe de Martin de Tours. C’est l’époque où les fils de Clotaire s’entretuent pour s’assurer le recouvrement de la totalité du royaume de Clovis (mort en 511). Lassé de toute cette violence, Fortunat se retire à Poitiers auprès d’une reine devenue moniale, Radegonde, dont il est l’ami et le confident. Il deviendra pour peu de temps évêque de Poitiers (vers 597-600). Grégoire de Tours, son contemporain, est issu d’une vieille famille gallo-romaine qui a donné de nombreux évêques au jeune royaume des Francs. Célèbre pour son Histoire des Francs, il a écrit aussi de nombreuses notices consacrées aux martyrs et confesseurs gallo-romains. Il est très lié aux princes d’alors, Tours étant le sanctuaire du patron de la dynastie. Grégoire meurt en 594. Que nous apprennent donc ces deux auteurs sur Eutrope ?