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Accueil du siteCOLLOQUES DE PATRISTIQUE DE LA ROCHELLELes Pères de l’Eglise et les pauvres
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vendredi 25 septembre 2020
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Les Pères et les pauvres : les communications
jeudi 8 mai 2008
par Pascal G. DELAGE
popularité : 4%

Martine DULAEY (Ecole Pratique des Hautes Etudes – Section Sciences Religieuses), Voix des pauvres ? Le témoignage des catacombes.
Peut-on encore dire aujourd’hui, après les travaux et remises en cause des cinquante dernières années, que les catacombes de Rome sont une solution trouvée par l’Eglise au problème de la sépulture des pauvres ? Entend-on dans les catacombes la voix des couches défavorisées de la société ? on interrogera à ce sujet les études topographiques des cimetières romains, les inscriptions, la typologie des tombes et les représentations figurées des fresques, dalles funéraires et sarcophages.

Marie-Hélène DUPRE LA TOUR (religieuse xavière et assistante sociale), La rencontre de l’autre, une rencontre infinie.
« Les pauvres, vous les aurez toujours avec vous » disait Jésus à ses disciples. Aujourd’hui la voix des pauvres sonne d’une manière particulière dans un monde où ils sont de plus en plus nombreux, et à certains égards cachés, occultés par les bruits et l’égoïsme de notre société . Se mettre à leur écoute devient de ce fait de plus en plus nécessaire et en même temps plus difficile, tant des murs peuvent se dresser dans la communication et le langage. A travers l’expérience de ses rencontres comme assistante sociale dans un quartier populaire de Marseille, et le récit qu’elle a pu en faire, Marie Hélène Dupré la Tour proposera quelques réflexions : A quelle condition et dans quelle intention écouter aujourd’hui la voix des pauvres ? Ecouter, pourquoi et en vue de quoi ?

Christel FREU (Université de Rouen), Vox pauperum, uox populi : le cri des « pauvres » chez Ambroise de Milan.
Dans notre communication, nous nous proposons de décrire la diversité des « voix » des pauvres que l’évêque nous fait entendre, tantôt stridentes et tantôt gémissantes, tantôt souffrantes et tantôt conquérantes. C’est en somme l’attitude des pauvres face à l’aumône que l’évêque juge. Il est une attitude idéale et une attitude méprisable. Nous montrerons aussi que si les sermons et les traités de l’évêque se font l’écho de cette uox pauperum, c’est pour plaider la cause de ces « pauvres » auprès des fidèles. A travers l’étude de passages du célèbre De Nabuthae (traité écrit sans doute après 388), nous verrons combien l’évêque parvient à passer subtilement des plaintes des pauvres à celle du peuple tout entier. Vox pauperum, uox populi : voilà en somme la pensée ambroisienne de la charité, étendue à tous ces « pauvres » potentiels que représente le peuple de la cité.