Hermas
Le Pasteur, 2e Similitude
vendredi 9 mai 2008
par Pascal G. DELAGE

Le riche a beaucoup de biens, mais à l’égard du Seigneur, il est pauvre, parce que distrait par ses richesses ; la prière et la confession au Seigneur ont pour lui trop peu d’importance et s’il les fait, elles sont brèves, faibles et sans aucun pouvoir.

Mais si le riche s’attache au pauvre et qu’il subvienne à ses besoins avec la confiance que le bien qu’il fait au pauvre pourra trouver son salaire auprès de Dieu (car le pauvre est riche par la prière et la confession, et sa prière a un grand pouvoir auprès de Dieu), alors le riche subvient sans hésitation à tous les besoins du pau­vre.

Et le pauvre secouru par le riche prie pour ce dernier et rend grâces à Dieu pour son bienfaiteur et celui-ci redouble de zèle pour le pauvre, pour qu’il ne manque ­de rien dans sa vie, car il sait que la prière du pauvre ­est bien accueillie et riche auprès de Dieu.

Ainsi, tous les deux accomplissent leur tâche : le pauvre fait la prière – c’est sa richesse et il l’a reçue du Seigneur, il la rend au Seigneur à l’intention de celui qui l’aide. Et le riche de même, la richesse qu’il avait reçue du Seigneur, sans hésitation il la donne au pauvre.

Hermas, Le Pasteur, 2ème Similitude, 1,1.