Marie-Madeleine apôtre ou messagère
mardi 20 octobre 2015
par Emilien LAMIRANDE

1 - Les affirmations des Pères

Les Pères soulignent volontiers la mission confiée à Marie-Madeleine de faire part de son expérience pascale aux disciples masculins et lui accordent équivalemment le titre d’apôtre des apôtres. Le mot (apostolus, apostolos) conservait dans Jn 13, 16, son acception d’origine : « l’envoyé n’est pas meilleur que celui qui l’envoie ». Les synoptiques l’utilisent pour désigner les Douze. Paul revendique le titre, parce que choisi pour proclamer l’Évangile, bénéficiaire d’une vision du Christ et fondateur de communautés (I Co 9, 1). Il le donne à des collaborateurs et désigne parmi des apôtres éminents (episêmoi en tois apostolois) Andronicos et Junia (Rm 16, 17) [1]. Au sens religieux, le mot est pourtant ignoré des écrits johanniques où l’accent est mis sur la qualité de disciple [2].

On devait se demander pourquoi il n’y avait pas eu de femmes parmi les Douze. On a allégué qu’en droit judaïque le témoignage d’une femme n’était pas recevable [3]. Eusèbe de Césarée renvoyait implicitement à la liberté de choix de Jésus qui, par faveur, avait nommé apôtres seulement douze de ses disciples [4]. À l’opposé de l’image de l’apôtre faible et déficient, à travers qui Dieu manifeste sa force (II Co 12, 9), des apocryphes ont présenté l’apôtre revêtu de puissance, thaumaturge et magicien. On a suggéré que des femmes auraient tenu un pouvoir similaire de la virginité [5]. Ambroise, si l’interpolation du De uirginitate est bien de lui, rattacherait à cet état le fait que les saintes femmes aient précédé les apôtres comme témoins de la résurrection [6].

Ceux qui touchent à la question s’accordent à louer le rôle exceptionnel assumé en premier lieu par Marie-Madeleine. On doit cependant noter des différences de vocabulaire et d’accent. Hippolyte réunit déjà le thème d’apôtre à celui de nouvelle Éve. La résurrection assure la réintégration d’Adam dans sa condition initiale et c’est de cette bonne nouvelle que les saintes femmes, qui représentent la synagogue et l’Église, se font les hérauts, mandatées tour à tour par un ange et par le Christ en personne : Celles-là nous offrent un bon témoignage qui devenaient apôtres auprès des apôtres [7], envoyées par le Christ. C’est à elles que les anges avaient dit : « Allez et annoncez aux disciples qu’il vous précède en Galilée et que là vous le verrez ». Pour que les apôtres ne doutent pas qu’elles étaient les envoyées des anges, le Christ lui-même leur apparut afin que les femmes soient les apôtres du Christ et compensent par leur obéissance la faute de l’ancienne Ève. […] Ô consolations inédites ! Ève se fait apôtre [8].

   

Jérôme († 419), en jouant sur la signification de Magdala, compare celle qui, la première, reconnaît le Ressuscité, à celui qui d’une tour aperçoit en premier un esquif disparu : « C’est Marie-Madeleine qui… reconnaît le Seigneur, court chez les Apôtres, annonce qu’il est ressuscité. Eux dorment, c’est elle qui a la foi [9] ». Augustin définit avec plus de précision sa fonction de messagère ou d’annonciatrice. En quelques lignes, à propos des rapports hommes-femmes, apparaissent huit fois des mots de même racine qu’annuntiare ou son équivalent grec : « Il [le Christ ressuscité] a d’abord été vu par des femmes puis annoncé à des hommes. Des femmes ont été les premières à voir le Seigneur ressuscité et aux apôtres futurs évangélistes, c’est par des femmes que l’Évangile a été annoncé et par des femmes que le Christ a été annoncé. » Le prédicateur croit utile d’ajouter : « Évangile signifie en latin bonne nouvelle. » Marie-Madeleine et ses compagnes proclament cette bonne nouvelle à ceux qui la diffuseront à leur tour [10].

Plus tard, Romanus le Mélode traduira en termes lyriques le mandat accordé à Marie-Madeleine : Que la langue désormais publie ces choses, femme, et les explique aux fils du royaume qui attendent que je m’éveille, moi le Vivant. Va vite, Marie, rassembler mes disciples. J’ai en toi une trompette à la voix puissante… Va dire : « L’époux s’est éveillé… Chassez, apôtres, la tristesse mortelle, car il est éveillé [11]… » Le poète revient sur le rôle de messagère que le Seigneur aurait confié à Marie-Madeleine en ces termes dont elle fait part à ses compagnes : Marie, hâte-toi ! Va révéler à ceux qui m’aiment que je suis ressuscité. Comme un rameau d’olivier, prends-moi sur la langue pour annoncer la bonne nouvelle aux descendants de Noé, leur indiquant ainsi que la mort est détruite et qu’il est ressuscité, celui qui offre aux hommes déchus la résurrection [12].

Grégoire d’Antioche († 593), de son côté, fait dire par Jésus aux saintes femmes : « Soyez les premières didascales des didascales. Que Pierre, qui m’a renié, apprenne que je peux instituer même des femmes comme apôtres [13] ». Les deux mots clefs n’offrent aucune ambiguïté : didaskalos signifie celui ou celle qui enseigne (maître, instituteur, précepteur) et cheirotonein, élever à une charge (en levant la main) ou ordonner un ministre du culte (en imposant les mains). Pour le patriarche, la fonction d’enseignante des enseignants, rapprochée de celle d’apôtre des apôtres, confiée à Marie-Madeleine, revêt un caractère similaire à celui d’une fonction publique ou officiellement reconnue [14]. Le coup de griffe du côté de Rome n’infirme pas la portée de son assertion.

Grégoire le Grand, qui identifie Marie-Madeleine à la pécheresse de Luc, s’émerveille de la mission qui lui est dévolue, en dépit de son passé : « Elle trouva vivant celui qu’elle cherchait mort. Elle trouva en lui tant de grâce que c’est elle qui porta la nouvelle aux apôtres, aux messagers de Dieu ! » Il ne lui refuse pas ses prérogatives de disciple la plus fidèle (« unde contigit ut eum sola tunc uideret, quae remansit ut quaereret »), mais ne peut s’empêcher de voir en elle un témoin de la miséricorde divine (« Adest testes diuinae misericordiae ») : « Mais ses larmes ont effacé les souillures de son corps et de son cœur ; elle s’est jetée dans les pas de son Sauveur, délaissant les chemins du mal [15]. » Le rappel de Rm 5, 20, à propos de la grâce qui surabonde là où le péché s’est multiplié, ne fait cependant pas, chez d’autres, référence à des fautes personnelles mais à la chute originelle [16].

   

2 - La réception du message par les apôtres

Sans insinuer qu’ils ont refusé d’entendre Marie-Madeleine parce qu’elle était femme, les Évangiles reconnaissent que les apôtres sont d’abord restés incrédules. On allègue qu’ils n’avaient pas compris que Jésus était le Messie (Lc 24, 21-27), mais on établit une différence entre la crédibilité de Marie-Madeleine et celle de Pierre (Lc 24, 11, et 34) [17]. Un apocryphe du deuxième siècle d’un milieu orthodoxe, l’Epistula apostolorum, fait raconter aux apôtres comment le Christ leur avait envoyé les femmes et comment ils les avaient reçues : Le Seigneur apparut aux femmes et leur dit : « Ne pleurez pas, c’est moi que vous cherchez. » Mais que l’une de vous aille vers vos frères et elle leur dira : « Venez notre maître est ressuscité des morts ». Marie vient vers nous et le dit. Mais nous lui dîmes : « Qu’y-a-t-il entre nous et toi ô femme ; est-ce que celui qui est mort, et a été inhumé peut revivre ? » Et nous ne la crûmes pas que notre Sauveur était ressuscité des morts. Alors elle retourna vers notre Seigneur et lui dit : « Personne d’entre eux ne m’a crue, au sujet de ta résurrection. Qu’une autre aille leur dire encore cela. » Après une autre démarche infructueuse, continue le récit, le Seigneur dit à Marie et à ses sœurs : « Allons nous-même vers eux [18]. » Hippolyte supposait aussi qu’après que les apôtres eurent rejeté le message des femmes, le Christ avait dû confirmer auprès d’eux son authenticité : « C’est moi qui suis apparu aux femmes et ai voulu les envoyer auprès de vous comme apôtres. » Se demandant pourquoi les disciples n’avaient pas accepté d’elles la bonne nouvelle, il répondait hardiment : « C’est qu’ils estimaient qu’elles avaient été trompées et la raison en est qu’Ève avait l’habitude d’annoncer des faussetés plutôt que la vérité [19]. » Augustin s’interrogera lui-même, non sans ironie, sur l’attention accordée par les hommes à la voix des femmes. Quand Ève a parlé, elle a été écoutée. Quand les saintes femmes ont transmis leur message, elles ont été rabrouées. Dépendrait-il de la condition humaine de préférer le mensonge à la vérité ? S’il ne faut pas croire les femmes, ajoute-t-il, pourquoi Adam a-t-il cru Ève ? Mais s’il faut les croire, pourquoi les disciples n’ont-ils pas entendu la voix des saintes femmes [20] ?

Pierre Chrysologue qui, pourtant, reconnaît que la messagère de la mort est devenue en Marie-Madeleine annonciatrice de la résurrection, dévalorise tendancieusement ce que les femmes ont accompli, au bénéfice des apôtres dont il exalte au contraire le comportement :Il n’y a là aucun renversement des rôles, mais un secret dessein de Dieu : les apôtres ne sont point rejetés derrière les femmes, mais réservés pour des tâches plus grandes. Les femmes prennent en charge l’ensevelissement du Christ, les apôtres ses souffrances ; elles offrent des parfums, eux s’offrent aux supplices ; elles entrent dans le tombeau, eux dans les prisons ; elles courent à l’ensevelissement, eux volent vers leurs chaînes ; elles épanchent de l’huile, eux leur sang ; elles restent saisies devant la mort, eux s’y précipitent. Enfin, elles demeurent au foyer, eux partent au front… Les femmes, dis-je, offrent leurs larmes au Christ ; les apôtres victorieux du diable et maîtres de leurs ennemis, rapportent au Christ leur triomphe et leur victoire. Le Chrysologue oppose ensuite au jeune Adam naïf, qui prête l’oreille à sa compagne, à Pierre, homme mûr comme les autres apôtres et plus méfiant, et se montre envers ceux-ci indulgent : « Ne les blâmons pas [21]. » Cyrille d’Alexandrie, de son côté, affirme que les femmes, plus que les hommes, avaient besoin pour croire de l’apparition et de la parole des anges. Il va jusqu’à dire que, malgré leur courage, Marie-Madeleine et ses compagnes, comme tout le genre féminin, s’étaient montrées lentes à comprendre [22].

Il n’a pas fallu attendre Renan pour voir Marie-Madeleine qualifiée d’hallucinée. Celse, dans sa critique du christianisme, rapporte des remarques malveillantes attribuées à un juif : « une exaltée », « une croyance égarée », « une imposture [23] ». Le mouvement chrétien dans son ensemble a pourtant reconnu en Marie-Madeleine une authentique messagère du Ressuscité. On reprend maintenant à propos d’elle ou de ses compagnes, comme s’il s’agissait d’une expression reçue, le titre d’apostola apostolorum, censé remonter à un pseudo-Augustin (« quae apostolorum apostola meruit nuncupari »), mais dont la source n’a jamais été retracée. Il faut semble-t-il attendre le XIIe siècle pour trouver le pendant grec, mais au masculin : tois apostolois apostolos. De même, le titre d’ « égale aux apôtres » (isaapostololos Magdalênê) n’apparaît que tardivement [24]. Cependant, sans la nommer, saint Jérôme rappelle que le Ressuscité est apparu d’abord à des femmes qui sont ainsi devenues « apôtres des apôtres » (« et apostolorum illas fuisse apostolas ») [25]. Dans une homélie sur les myrrophores que cite en partie Photius en l’attribuant à Modeste de Jérusalem (VIIe s.), on trouve un étonnant parallèle entre Pierre et Marie-Madeleine : « De même que Pierre a été appelé le premier des Apôtres (ê aparchê tôn apostolôn) à cause de la foi inébranlable qu’il avait en la pierre qui était le Christ, de même aussi cette femme devint la première des femmes disciples (archêgos tôn mathêtriôn) » [26]. Comme chez certains gnostiques, on rencontre à partir du IVe siècle dans des milieux orthodoxes, chez les Syriaques notamment (comme Ephrem), ou dans des écrits apocryphes (comme le Livre de la Résurrection de Barthélémy), la substitution de Marie de Nazareth à Marie Madeleine comme premier témoin du Ressuscité et, par conséquent, d’apôtre auprès des apôtres. Cette version demeure marginale et on l’a interprétée parfois comme superposition ou fusion des personnages plutôt que simple substitution [27].

[1] Junia a été longtemps pris pour un nom d’homme, mais on recommence, comme dans la Bible de Jérusalem, à lui rendre son caractère féminin. Cf. B. Brooten, « Junia…Outstanding among the Apostles » (Romans 16 : 7), dans L. et A. Swidler, éd., Women Priests. A Catholic Commentary on the Vatican Declaration, New York, etc., Paulist Press, 1977, pp. 141-144.

[2] R. E. Brown, L’Église héritée des apôtres, 3e éd., Paris, Cerf, 1996, p. 156 : p. 131. Cf. Id., « Roles of Women in the Gospel of John »., dans Theological Studies, 36 (1975), p. 699.

[3] Cf., par exemple, L. Aynard, op. cit., pp. 209-212 ; M.-J. Lambert, « Introduction exégétique », dans E. Duperray, éd., op. cit., p. 17.

[4] cf. Eusebius Caes., Historia Ecclesiastica, I, 10, 7 : éd. G. Bardy, SC 31, p. 36.

[5] Cf. Cl. Moreschini et E. Norelli, Histoire de la littérature chrétienne ancienne grecque et latine, t. I, Genève, Labor et Fides, 2000, pp. 1191-192 ; G. Paterson Corrington, « The Divine Woman ? Propaganda and the Power of Celibacy in the New Testament Apocrypha », dans Anglican Theological Review, 70 (1988), p. 208.

[6] cf. Ambrosius, De uirginitate, 3, 14 : PL 16, col 283 : « Considerate, quia uirgines prae apostolis resurrectionem Domini uidere meruerunt » ; voir ibid., 4, 15, cité plus haut. Cf. U. Holzmeister, loc. cit., pp. 561-563.

[7] Selon le mot à mot de G. Garitte, « apostoli ad apostolos » (d’après la version géorgienne) ou « apostoli ex apostolis » (d’après la version arménienne).

[8] cf. Hippolytus, De cantico, 25, 6-7 : CSCO 264, p. 47. Origène, à la même époque, rapproche Marie-Madeleine, annonçant aux apôtres la résurrection du Christ, de la Samaritaine qui l’avait rencontré au puits de Jacob et en avait averti ses concitoyens.

[9] cf. Hieronymus, Epist, 65, 1 : éd. J. Labourt, Lettres, t. III, p. 141 ; on trouve le qualificatif de « turrita », « munie de tour », qui lui est accordé en raison de la promptitude et de l’ardeur de sa foi (« quae ob sedulitatem et ardorem fideis turritae nomen accepit ». Epist, 127, 5 : t. VII. p. 141. Cf. M. Scopello, « Marie-Madeleine et la tour : « pistis » et « sophia », dans Figures du Nouveau Testament chez les Pères », dans Cahiers de Biblia Patristica, 3 (1994), pp. 180-184.

[10] cf. Augustinus, S. 45, 5 : PL 38, col 266 : « Primo a mulieribus uisum est, et nuntiatum est uiris. Primae mulieres uiderunt resurgentem Dominum, et euangelistis futuris apostolis a mulieribus euangelium annuntiatum est, et per mulieres illis Christus annuntiatus. Euangelium enim latine bonus nuntius est. »

[11] Romanos le Mélode, Hymne 40, 12 : SC 218, pp. 400-401.

[12] Ibid., 15 : pp. 404-406.

[13] cf. Gregorius Ant., Oratio in mulieres unguentiferas, 11 : PG 88, col. 1864

[14] Photius reprend l’idée que le Christ a « ordonné » ou « institué » (exeirotonei) Marie-Madeleine pour en faire une évangéliste (euaggelistria) : Ad Amphilochium, 218 : PG 101, col. 989.

[15] cf. Gregorius Magnus, Hom. in euang., 25, 1-2 et 10 : PL 76, col. 1189-1190 et 1196 ; trad. Fr. Quéré-Jaulmes, Le mystère pascal, p. 32.

[16] Cf. U. Holzmeister, loc. cit., pp. 567-569.

[17] Cf. J. Hug, op. cit., pp. 71-78.

[18] Epistula apostolorum, 10 (21) : éd. et trad. L. Guerrier, PO 9, pp. 194-195. Cf. A. Marjanen, op. cit., pp. 25-26.

[19] cf. Hippolytus, De cantico, 25, 6 et 9 : CSCO 264, pp. 47-49.

[20] cf. Augustinus, S. 232, 2 : éd. et trad. S. Poque, SC 116, p. 262 : « Si non erat credendum feminis, quare Adam credidit Euae ? Si feminis credendum, quare sanctis mulieribus non crediderunt discipuli ? » Cf. R. Winling, La Résurrection et l’Exaltation du Christ dans la littérature de l’ère patristique, Paris, Cerf, 2000, pp. 139-141.

[21] cf. Petrus Chrys., S. 79 : PL 52, col. 422-424 ; trad. F. Quéré-Jaulmes, La femme. Les grands textes des Pères de l’Église, Paris, Le Centurion, 1968, pp. 281-284. Il n’est pas étonnant qu’une telle envolée et d’autres textes du même auteur aient provoqué l’indignation : cf. S. Tunc, Brève histoire des chrétiennes, Paris, Cerf, 1989, pp. 52-56, et surtout R. Nürnberg, loc. cit., pp. 234-236.

[22] cf. Cyrillus Alex., In Joh. euang., 12 : PG 74, col 689-692 : cf. R. Nürnberg, loc. cit., pp. 231-232.

[23] D’après Origène, Contra Celsum, 2, 55 : éd. et trad. M. Borret, SC 132, pp. 414-417. Cf. R. Winling, op. cit., pp. 12-13.

[24] cf. Theophanes Kerameus, Hom., 30 : PG 132, col. 632. Cf. U. Holzmeister, loc. cit., pp. 572-574.

[25] cf. Hieronymus, In Sophoniam, prol. : éd., M. Adriaen, CCL 76A, p. 654 ; cf. R. Nürnberg, loc. cit., p. 228.

[26] cf. Photius, Bibliotheca, 275 : éd. R. Henry, Paris, « Les Belles Lettres », t. VIII, p. 118.

[27] Cf. R. Murray, Symbols of church and kingdom : a study in the early Syriac tradition, Londres et New York, Cambridge University Press, 1975, pp. 146-150, 329-335 ; la note de L. Leloir dans SC 121, p. 73. Pour les textes voir C. Gianelli, loc. cit., pp. 106-119 ; A. Graham Brock, op. cit., pp. 129-140.