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Accueil du siteCHRISTIANISATION DE L’AQUITAINEEutrope de Saintes
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vendredi 25 septembre 2020
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VIENT DE PARAITRE
mardi 15 septembre

Bernadette CABOURET

LA SOCIETE DE L’EMPIRE ROMAIN D’ORIENT : IVe-VIe SIECLE

On peut choisir d’étudier l’Empire romain par le biais des événements généraux et des vicissitudes militaires ou politiques, on peut faire l’histoire des grands hommes en suivant des sources antiques qui les ont privilégiés. Mais on peut aussi s’intéresser aux composantes anonymes de la société qui a incarné cette histoire. Les femmes et les hommes qui ont peuplé villes et campagnes de l’Orient romain sont ici présentés en une période particulière, celle de l’Antiquité tardive. Pourquoi l’Antiquité tardive ? C’est une époque de bouleversements et de profonds remaniements : le gouvernement impérial devient un dominat, l’Etat impose des contraintes qui sont vivement ressenties et l’économie se transforme, la séparation est consommée entre l’Orient et l’Occident et le christianisme modifie les comportements, les pensées, bref paraît irriguer et informer la société.

Éditeur : Presses Universitaires Rennes

ISBN : 978-2753579835

 
De la légende à l’histoire.
mercredi 10 octobre 2018
par Pascal G. DELAGE
popularité : 7%

Il n’y a pas grand chose à tirer de ce texte édifiant qui projette sur le Proche-Orient antique les quelques connaissances que l’on avait des princes arabes médiévaux au prisme des croisades. Cet Eutrope ressemble plus à un cousin du fameux Saladin qu’à un prince parthe du Ier siècle. Notons toutefois deux détails qui ne sont peut-être pas inintéressants pour notre propos. Comment se fait-il que le père d’Eustelle, tout gouverneur romain qu’il est, ne défère pas Eutrope devant son tribunal, ni ne lui intime l’ordre de sacrifier aux dieux ou à César ? Autre point singulier : la mention des bouchers qui sont à l’origine du pogrom dans lequel Eutrope va perdre la vie.

Eutrope entre dans l’histoire

Du XIIe siècle, faisons un bond de six siècles pour nous retrouver à la fin du VIe siècle dans la Gaule des Mérovingiens. Pour la première fois, deux auteurs, Venance Fortunat et l’évêque Grégoire de Tours, l’« historien des Francs », mentionnent l’existence d’un évêque de Saintes nommé Eutrope. Avec eux, nous rentrons sur le terrain plus ferme de l’histoire quoique tous les deux se référent à Eutrope comme à quelqu’un ayant vécu bien longtemps avant eux. Un mot sur ces deux auteurs. D’origine italienne Venance Fortunat est un diplomate et un poète qui décide de rester en Gaule après un pèlerinage (vers 565) sur la tombe de Martin de Tours. C’est l’époque où les fils de Clotaire s’entretuent pour s’assurer le recouvrement de la totalité du royaume de Clovis (mort en 511). Lassé de toute cette violence, Fortunat se retire à Poitiers auprès d’une reine devenue moniale, Radegonde, dont il est l’ami et le confident. Il deviendra pour peu de temps évêque de Poitiers (vers 597-600). Grégoire de Tours, son contemporain, est issu d’une vieille famille gallo-romaine qui a donné de nombreux évêques au jeune royaume des Francs. Célèbre pour son Histoire des Francs, il a écrit aussi de nombreuses notices consacrées aux martyrs et confesseurs gallo-romains. Il est très lié aux princes d’alors, Tours étant le sanctuaire du patron de la dynastie. Grégoire meurt en 594. Que nous apprennent donc ces deux auteurs sur Eutrope ?