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jeudi 15 février 2018
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COLLOQUES A VENIR

Les “Sources Chrétiennes” : apport grec et latin à la culture européenne.

A l’occasion du 75e anniversaire des Sources Chrétiennes, l’Institut des Sciences Humaines des Jésuites d’Athènes, l’Institut des Sources Chrétiennes et la Bibliothèque Nationale de Grèce proposent un colloque sur les Pères de l’Église, dont les écrits représentent un patrimoine culturel considérable et constituent l’une des sources de la culture européenne.

lieu : Centre Culturel de la Fondation Stavros Niarchos Kallithéa, Auditorium de la Bibliothèque Nationale de Grèce à Athènes

Dates : vendredi 23 - dimanche 25 février 2018

Contact : Secrétariat ISH : athensj@jesuites.com

Pour en savoir plus, cliquer ici


Colloque « Graphè » : L’ange Gabriel, interprète et messager.

organisé par : Jean-Marc Vercruysse et le centre de recherche « Textes et Cultures » (EA 4028) de l’Université d’Artois

lieu : Arras – bâtiment K · amphithéâtre ‘Jacques-Sys’

Dates : jeudi 22 et vendredi 23 mars 2018

Contact : sophie.declerck@univ-artois.fr

Pour en savoir plus, cliquer ici


 
Brèves
VIENT DE PARAITRE
jeudi 1er février

Peter VAN NUFFELEN

PENSER LA TOLÉRANCE DURANT L’ANTIQUITÉ TARDIVE)

La tolérance est une vertu cardinale dans les sociétés occidentales, et son histoire est souvent écrite comme un progrès linéaire jusqu’à son éclosion complète à l’époque moderne. Dans une telle perspective, des périodes antérieures comme l’Antiquité tardive apparaissent fortement comme des temps d’intolérance et de violence religieuse. Mais fait-on droit à des sociétés du passé en les étudiant à partir d’une conception moderne de la tolérance ? Ce livre montre comment, à partir de la pensée classique, l’Antiquité tardive développa des conceptions originales de la tolérance et de ses limites, qui étaient enracinées dans les idées antiques sur l’homme, la raison et la société.

Editeur : Cerf

ISBN : 9782204126489

 
lundi 1er janvier 2018
Ordination presbytérale au pays des Colliberts : une première !

Ce jeune homme n’est pas un descendant des rares familles gallo-romaines installées sur les hauteurs calcaires de notre terroir, mais un rejeton de ceux que l’on nomme ici « Colliberts », une population issue de Scythes ayant fait souche depuis trois siècles dans les marécages. Ces Colliberts sont des pêcheurs affranchis que l’on redoute et méprise à la fois. Vivant dans une humidité permanente, comment s’étonner qu’ils aient eu le culte des éléments naturels, en particulier celui de la pluie ? Un petit nombre de ces « hommes libres du col, du collier, de la tête » selon le sens littéral de leur nom, sont devenus chrétiens et je suis heureux de participer à leur catéchèse.

Notre nouvel évêque [1] m’a fait franchir un pas de plus en me demandant de familiariser Léon-Grégoire (tel est le nom doublement béni que le jeune homme, évoqué au début de ma missive, a reçu le jour de son baptême) avec l’enseignement de nos Pères sur le sacerdoce. Tu peux imaginer la plongée heureuse que j’effectue en sa compagnie dans les textes, entre autres, de ses saints patrons. J’aime entendre, dans les Sermons de Léon le Grand, que le sacerdoce des ministres se situe dans l’ensemble du sacerdoce commun de toute l’Eglise [2], et dans la Regula pastoralis de Grégoire le Grand, les multiples conseils destinés aux évêques et à tous les ministres participant à leur charge pastorale. Nul doute que ces conseils traverseront les siècles [3]. Mais Grégoire est aussi l’auteur de multiples homélies d’une grande vivacité spirituelle. Quel plaisir de transmettre ce commentaire [4] : Le cèdre a sa place dans l’Eglise, pour que quiconque l’approche respire la bonne odeur des vertus spirituelles, que ne s’émousse pas en lui l’attrait de la vie éternelle, qu’il s’enflamme au contraire de l’amour des dons célestes.

L’épine a sa place dans l’Eglise, pour que, à son exemple, celui qui a été touché de componction par la prédication de la parole apprenne lui aussi à toucher le cœur de ceux qui le suivent par cette même prédication de la parole.

Le myrte a sa place dans l’Eglise, pour que l’homme qui, dans le feu de l’épreuve, aura reçu de son prochain compatissant la parole et le secours qui consolent et tempèrent, apprenne lui-même comment apporter à son prochain affligé la consolation qui tempère la peine. […] Le buis a sa place dans l’Eglise ; si l’on remarque que beaucoup de gens encore faibles ont la verdeur de la vraie foi, qu’on rougisse d’être soi-même sans foi.

Comme, à l’intérieur de la sainte Eglise, il est des hommes de mœurs différentes, de classes différentes, il est indispensable que tous s’instruisent ensemble.

Le temps de Noël approche. Que soit bénie la mise en place progressive, depuis un siècle dans notre Occident, des quatre semaines de l’Avent. En ce troisième dimanche, les lectures débordent d’allégresse, et j’entends « Gaudete » en écho permanent [5]. Orientons nos joies, les plus pures comme les plus désordonnées, vers la joie d’un si grand Mystère apte à tout clarifier et renouveler.

Bessus

 

[1] Cette correspondance étant confirmée comme datant du milieu du VII ème siècle, il paraît vraisemblable que le nouvel évêque soit Bertarius (660) qui succéda à Ailphus (637).

[2] Léon le Grand s’exprime ainsi dans les Sermons pour son ordination épiscopale ou ses anniversaires (Sermons 1-5, dans Corpus Christianorum. Series Latina, Turnhout 1953 ss.)

[3] Bessus voit juste. Pour exemple (mais ce n’est pas le seul) : en 1905, Mgr Hedley adapte les conseils de Grégoire à la formation pastorale de tous les clercs (Lex Levitarum, London).

[4] Dans l’ Homélie 20 sur l’Evangile, 13, SC 485, Cerf, Paris, 2005, p. 471.

[5] L’appellation « Gaudete » concernant le troisième dimanche de l’Avent serait donc déjà ambiante au VII ème siècle.

Articles les plus récents
jeudi 15 février 2018
Inscriptiones Christianae Graecae
Le site des « Inscriptiones Christianae Graecae » (ICG) est né en 2008 grâce au « Excellence Cluster 264 Topoi ». Il regroupe une très large collection numérisée d’anciennes inscriptions chrétiennes grecques d’Asie Mineure et de Grèce datées du IIe au VIe de notre ère.
Chaque entrée ICG comporte le texte grec original, une traduction allemande ou anglaise, un appareil critique et un commentaire concis, des images (si elle sont disponibles), ainsi que toutes les informations pertinentes sur la datation, les provenances anciennes et modernes, l’emplacement actuel et les circonstances de découverte. (…)

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samedi 10 février 2018
par Jean-Claude LARCHET
Grégoire de Nysse, Lettre canonique. « Lettre sur la Pythonisse » et autres lettres pastorales.
Grégoire de Nysse, Lettre canonique. Lettre sur la Pythonisse et autres lettres pastorales. Introduction, traduction et notes par Pierre Maraval, « Sources chrétiennes » n° 588, Paris, Éditions du Cerf, 2017, 290 p. Pierre Maraval, à qui la collection « Sources chrétiennes » doit déjà plusieurs volumes des œuvres de saint Grégoire de Nysse, a réuni ici plusieurs œuvres assez différentes du grand Cappadocien, mais qui relèvent toutes de la pastorale.

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lundi 5 février 2018
par Pascal G. DELAGE
Nana, première reine chrétienne d’Ibérie.
La mémoire de la reine Nana d’Ibérie (Géorgie orientale) – ou mieux encore du Kartli - est intimement liée à l’adoption du christianisme par les élites et l’aristocratie de ce pays encore sous influence perse au début du IVe siècle. Selon la chronique connue sous le nom de « Histoire des Rois et des Patriarches des Géorgiens » (IXe/XIe siècle), la jeune femme serait la fille d’un roi du Pont nommé Ulita avant d’être donnée en mariage à la fin du IIIe siècle à un prince sassanide et très probablement mazdéen. Vers 337, gravement malade, elle fit appel à une « kadag » d’origine étrangère (cappadocienne, syrienne ?) dont l’histoire ne retiendra qu’un surnom, Nino (la « nonne »).

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mardi 30 janvier 2018
370
Consulat de Valentinien auguste pour la 4e fois et de Valens auguste pour la 3e fois
A l’époque de ces consuls, l’église des Saints-Apôtres à Constantinople fut consacrée au mois de Xanthicus, le 5 des ides d’avril (« Chronique pascale ») Grande famine en Phrygie (« Chronique » de Jérôme)

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jeudi 25 janvier 2018
Egérie, une femme au pays des Pères
Cette Xe Petite Journée de Patristique, le 10 mars 2018 à Saintes (17) sera consacrée à une femme, Egérie, et à un texte, le carnet de bord qu’elle tint au début des années 380 lors d’un pèlerinage qu’elle accomplit non seulement à Jérusalem et au Sinaï mais aussi auprès des grands sanctuaires de Mésopotamie. Non seulement le texte le plus long que nous ayons conservé de la main d’une femme pour l’Antiquité mais aussi un des textes les plus anciens de notre humanité rédigé par une femme…

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