PAULIN DE NOLE ET L’AMITIE CHRETIENNE
IVe Petite Journée de Patristique proposée par l’Association CARITASPATRUM.
samedi 17 mars 2012
Séminaire de Saintes 80 cours Genet à Saintes (Charente-Maritime)
Contact : Pascal-Grégoire Delage
Pour en savoir plus
Sophie MALICK-PRUNIER
Lointaines héritières des amantes chantées par les élégiaques, les femmes que font revivre les poèmes latins tardifs en ont gardé la beauté et l’esprit. Tantôt volages et tantôt chastes, tantôt mères et tantôt vierges pures, elles incarnent une facette méconnue de l’Antiquité, celle d’une époque où l’héritage littéraire classique s’accorde encore harmonieusement avec les exigences de la foi nouvelle. Qu’ils soient païens ou chrétiens, les poètes se rejoignent plus souvent qu’on ne le pense dans une célébration commune du corps féminin, grâce à toutes les ressources d’une poétique de la profusion.
Editeur : Les Belles–Lettres
ISBN : 2-251-32887-4

A la demande de Bessus qui lui a manifesté l’agitation de ses « pensées », Bacchus mobilise l’héritage des Pères du désert pour lui proposer une stratégie efficace contre le Tentateur.
Ta confiante ouverture d’âme à mon égard, Bessus très cher, alors que je ne suis pas ton père spirituel, a suscité en moi un double mouvement, le second corrigeant très vite le premier : d’abord la tristesse de ressentir mon indignité face à une telle demande de discernement des pensées, puis la joie de voir se manifester ainsi l’amitié spirituelle que nous pratiquons selon l’esprit de notre bien-aimé Paulin de Nole. Même si nos demeures sont géographiquement très éloignées l’une de l’autre, nous sommes présents l’un à l’autre… puisque nous sommes membres d’un seul corps, nous avons un unique chef, nous sommes irrigués par une unique grâce, nous vivons d’un seul pain, nous marchons sur une même route, nous habitons une même maison [1].
[1] Selon toute vraisemblance, Bacchus cite ici, à sa manière, la Lettre aux Ephésiens 6,2, de Paulin de Nole.




